Abidjan, 04 oct 2024 (AIP)- Le gouvernement ivoirien ambitionne d’impliquer davantage le secteur privé dans la gestion de l’Assainissement non collectif (ANC), a fait savoir jeudi 3 octobre 2024 à Abidjan, le directeur de cabinet du ministère de l’Hydraulique de l’Assainissement et de la Salubrité, Diomandé Drissa.
Lors d’un atelier relatif aux activités du projet Promotion de l’accès aux services d’assainissement autonome en milieu (PASAAU), initié par l’Office national de l’assainissement et du drainage (ONAD), M. Diomandé a expliqué qu’à moyen terme, le projet cible l’exploitation des stations de traitement des boues de vidange (STBV) construites dans six premières villes (Bouaké, Yamoussoukro, Korhogo, Anyama, Katiola, San Pedro).
Selon lui, 80% de la population urbaine, soit plus de 12 millions d’habitants pratiquent l’assainissement non collectif. Il a expliqué que le projet va consister à amener les populations à se doter des fosses sceptiques à vidanger. Il a relevé que le gouvernement, dans le but d’accélérer l’accroissement du taux de couverture national d’assainissement et de maîtriser l’assainissement collectif, a initié une série de réforme.
« La stratégie d’assainissement non collectif en milieu urbain et celle en milieu rural ont permis d’étoffer l’étude globale de stratégie nationale en cours de finalisation et qui constitue pour nous une priorité institutionnelle », a indiqué le collaborateur du ministre Bouaké Fofana.
Il a invité tous les acteurs à continuer de s’engager dans la mise en œuvre efficace de projet et les a appelés à inscrire « la promotion des services d’assainissement autonome » dans tous les plans de développement.
Le directeur d’exploitation à l’ONAD, Ahou Konan, a fait remarquer que l’environnement est un enjeu crucial pour l- avenir. « Le gouvernement a pris les choses à bras-le-corps et a décidé d’investir massivement pour prendre en charge ce volet de l’assainissement qui était un peu négligé jusqu’aujourd’hui », a-t-il indiqué.
Il a fait remarquer qu’au regard du faible taux d’accès, l’ONAD a pris des mesures, notamment par la professionnalisation de l’activité de vidange, l’organisation de formation, l’institution d’un fond de garantie au profit des opérateurs de vidange, la réhabilitation de postes de dépotage, la construction de station de traitement de boues de vidange.
« Pour une bonne prise en main, il faut des mécanismes pour mieux organiser. Donc, le projet PASAAU, va mettre à la disposition du secteur des documents et stratégies pour permettre de mieux prendre en charge l’assainissement non collectif », a-t-il indiqué.
Selon M. Ahou, l’ONAD ambitionne d’équiper à l’horizon 2030, les 31 régions de Côte d’Ivoire et les deux districts autonomes de stations de traitement de boues de vidange conformément aux dispositions prévues par la lettre de politique sectorielle.
La BAD par le biais du guichet de la FAE a conclu avec l’ONAD un accord de don d’un montant de 600 millions de FCFA en vue du financement du PASAAU. Le projet vise à améliorer la fourniture des services publics d’assainissement non collectif aux populations de la Côte d’Ivoire à travers une plus grande implication du secteur privé dans les opérations.
(AIP)
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