Abidjan, 07 juil 2025 (AIP) – Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a exprimé, dans un communiqué publié le dimanche 6 juillet 2025, sa « vive stupéfaction et son indignation » face aux revendications de propriété jugées illégales sur le site de sa direction régionale à Bouaké, situé sur la route de M’bahiakro, connu sous le nom de « site de Kennedy ».
Le ministère a rappelé que ce site, d’une superficie initiale de 462 hectares, est occupé de manière ininterrompue par ses services depuis 1950, bien avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire. L’origine de cette occupation remonte à un accord conclu en 1949 entre les services vétérinaires de l’époque et la communauté villageoise de Kouassiblékro, formalisé par un procès-verbal et un arrêté officiel du Gouverneur de Côte d’Ivoire en avril 1950.
Le MIRAH souligne que de nombreux projets nationaux y ont vu le jour, tels que le Centre d’élevage, la Société de développement des productions animales (SODEPRA), le Programme national de sélection ovine ou encore le Laboratoire national d’appui au développement agricole (LANADA). Ce n’est qu’à partir de la crise politico-militaire de 2002 que le site a été partiellement déserté en raison de son exposition aux conflits armés.
« Les revendications actuelles, apparues durant la période de crise, n’ont aucun fondement juridique », précise le ministère, rappelant qu’une réunion présidée par le préfet de région en octobre 2017 avait abouti à des accords clairs, à savoir l’arrêt immédiat des lotissements, la cession de 38 hectares au MIRAH et la formalisation d’un titre foncier.
Le MIRAH déplore par ailleurs la destruction, sans préavis, de plusieurs de ses infrastructures, dont des bureaux et un centre de formation récemment réhabilités pour un coût avoisinant 200 millions de Francs CFA. Ces actes de vandalisme ont été perpétrés malgré les accords en vigueur et la reconnaissance du site par les autorités coutumières légitimes de Kouassiblékro.
Le ministère précise qu’il n’est impliqué dans aucun litige privé avec les populations du village. « Aucun contentieux n’oppose le MIRAH ni son ministre actuel, M. Sidi Tiémoko Touré, aux populations. Les différends relèvent de conflits internes à Kouassiblékro sur la vente illicite de terrains », souligne le communiqué.
Le MIRAH réaffirme sa ferme volonté de protéger son patrimoine foncier indispensable à ses missions de développement de l’élevage et de la pêche en Côte d’Ivoire. Il se réserve le droit d’engager des poursuites contre toute personne portant atteinte à l’intégrité de l’institution ou de ses représentants.
(AIP)
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