Gagnoa, 25 juin 2026 (AIP)- Le médecin-urgentiste exerçant en France, Dr Otro Opelli Serges, présenté officiellement mercredi 24 juin 2026, en qualité président de la Mutuelle de développement économique et sociale de Barouhio (MUDESBA), a engagé la diaspora dudit village vivant en Europe, à « investir et s’investir » dans le développement local du village.
Les autorités villageoises et les chefs des grandes familles avaient après consultation, désigné plusieurs mois auparavant, Otro Opelli, comme président de la mutuelle. Le président et son vice-président ont ensuite été officiellement présentés à la population.
« De notre position, et des opportunités que nous avons, faisons ce que nous pouvons faire pour notre Barouhio », a plaidé le président de la MUDESBA, qui a salué l’outil de développement.
Dr Serges Otro a rappelé que les actions d’une mutuelle consistent en la mise en place du développement de proximité notamment les premiers besoins que sont l’adduction d’eau, la salubrité, les centres de santé, l’accompagnement des femmes pour leur autonomisation.
« Tout cela, la diaspora peut et doit y œuvrer », a insisté le président. Il les a encouragés à avoir une résidence à Barouhio et à fréquenter le village. Cette vision doit être aussi celle de la diaspora, afin de s’investir dans les préoccupations des populations et des actions à accomplir. Il reconnaît que cette tâche à accomplir revient en priorité, aux cadres demeurés en Côte d’Ivoire, et qui sont par ailleurs les plus nombreux.
Le deuxième défi à relever est celui de la jeunesse qui est la force vive du village. Il faut l’encadrer pour la mettre au travail. Il n’y a que le travail qui peut faire sortir la jeunesse de la situation de difficultés dans laquelle elle se trouve, a assuré le président.
Indiquant demeurer à l’écoute de Barouhio, Serges Otro a précisé que sa vision est de vouloir mettre le village à la lumière. « Il faut que Barouhio retrouve sa place dans le temps », a ajouté Dr Otro. Cet objectif ne peut être atteint que si l’amour et l’entente règnent entre les filles et filles du village.
Tout en assurant ne pas voir dans la distance qui sépare son lieu de travail en France, de son village, un facteur limitant dans l’accomplissement de sa mission, le président a fait savoir que s’il ne réside pas en Côte d’Ivoire, il compte de nombreuses attaches dans le village. Puis de révéler que chaque quatre mois, il se rend au village où il est constamment en contact avec la chefferie.
Devant toute chefferie, il a pris l’engagement de sensibiliser ceux des habitants de Barouhio restés au pays. « Nous comptons sur la chefferie, les jeunes et les femmes. On doit rester unis et rassemblés. Toutes les actions des enfants de Barouhio doivent concourir à développer le village », a insisté le spécialiste de santé.
(AIP)
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