Sinfra, 19 juil 2024 (AIP)- Le préfet de Sinfra, Kakou Brédoumou Christophe, a plaidé pour une uniformisation du mode de succession de la chefferie traditionnelle dans le département, lors d’une réunion d’information et de sensibilisation sur les conflits de chefferie qu’il a présidée mercredi 17 juillet 2024 à la salle des fêtes de la mairie de Sinfra.
M. Kakou a révélé que de nombreuses plaintes concernant le comportement de certains chefs de villages et des demandes de destitution de chefs lui sont régulièrement adressées depuis son arrivée à la tête du département. Selon lui, ces conflits sont liés au fait que pour les populations autochtones Gouro qu’on retrouve dans les quatre sous-préfectures du département, le mode de dévolution du chef diffère d’une tribu à l’autre et même d’un village à l’autre à l’intérieur d’une même tribu.
« Tant qu’il y aura une pluralité au niveau de la dévolution des chefs, il y aura toujours des conflits », a-t-il soutenu. Kakou Brédoumou a invité la coordination locale de la chefferie à s’organiser pour indiquer clairement un mode de dévolution unique dans tout le département afin de faciliter la tâche à l’administration.
Il a tenu à préciser que la succession de la chefferie ne relève pas de la compétence du corps préfectoral mais plutôt de la culture du terroir selon les us et coutumes de la communauté.
C’est lorsque la communauté villageoise s’est accordée sur le choix de la personne qui va exercer la fonction de chef que le sous-préfet fait une consultation populaire suivie de la prise d’un arrêté de nomination par le préfet et une fois nommé, le chef exerce sa charge à vie.
« On ne peut donc pas destituer un chef au bon vouloir des uns et des autres », a-t-il expliqué en indiquant qu’il existe toutefois une procédure en la matière en cas de manquements graves ou d’empêchement absolu d’un chef en fonction.
Le département de Sinfra compte six tribus réparties sur quatre sous-préfectures divisées en 48 villages.
(AIP)
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