Lakota, 30 oct 2026 (AIP) – Le préfet du département de Lakota, Lassina Binaté, a mené du mardi 27 au jeudi 29 octobre 2026 une campagne de sensibilisation dans les sous-préfectures de Goudouko, Gagoré et
Djidji afin de prévenir l’installation de sites d’orpaillage clandestin.
S’adressant aux chefs traditionnels, guides religieux, responsables de jeunes et de femmes ainsi qu’aux acteurs socioprofessionnels, M. Binaté a appelé à une vigilance collective pour préserver les terres agricoles, l’environnement et la stabilité sociale du département.
Au cours de ses différentes étapes, le représentant de l’État a salué les efforts des populations dans le développement agricole local, mettant particulièrement en avant la place de Lakota dans la production cacaoyère régionale.
Selon lui, le département contribue à près de 45 % de la production de cacao du Lôh-Djiboua, une performance rendue possible grâce à la cohabitation harmonieuse entre les différentes communautés et à la préservation des terres destinées à l’agriculture.
Pour le préfet, cette vocation agricole constitue également le meilleur rempart contre l’orpaillage clandestin. Tout en se félicitant de l’absence de sites illégaux actifs dans le département, il a invité les populations à renforcer la surveillance communautaire. Il a évoqué la mise en place de mécanismes d’alerte associant les autorités administratives, les chefs coutumiers et les forces de défense et de sécurité afin de contrer toute tentative d’implantation d’exploitations clandestines.
Lassina Binaté a également insisté sur les conséquences de l’orpaillage illégal, qu’il considère comme une menace majeure pour l’environnement et la santé publique. Il a expliqué que l’utilisation de produits chimiques tels que le mercure et le cyanure entraîne la pollution des cours d’eau, des nappes phréatiques et des terres agricoles.
Il a par ailleurs dénoncé les importantes dégradations du paysage causées par les excavations abandonnées, qui rendent certaines zones impropres à toute activité agricole et exposent les populations à des risques d’accidents parfois mortels.
Le préfet a enfin mis en garde contre les effets sociaux et sécuritaires liés à ce phénomène, notamment la délinquance, la prostitution, la consommation de drogues, la déscolarisation des jeunes et les conflits autour de l’argent issu de l’exploitation illégale. Dénonçant les complicités locales qui favorisent souvent l’arrivée des orpailleurs, il a exhorté les propriétaires fonciers et les chefs de communauté à ne pas céder aux promesses d’enrichissement rapide.
À Gagoré, les responsables des Eaux et Forêts, de la gendarmerie et de l’Agriculture ont renforcé ce message en présentant les impacts environnementaux, les sanctions prévues par la loi et les pertes
économiques que pourrait engendrer l’orpaillage clandestin, avant que les populations ne réaffirment leur engagement à soutenir l’action de l’administration dans la protection de leurs localités contre ce fléau.
(AIP)
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