Bouna, 18 juin 2026 (AIP)–Les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) au sein de la plateforme annexe de Timalah (Bouna) ont bénéficié d’une session de renforcement des capacités organisée du mardi 16 au mercredi 17 juin 2026 par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, à travers le Programme national de lutte contre les VBG, avec l’appui financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Selon la directrice régionale de la Femme, la Famille et de l’Enfant, Zokou Danielle, cette initiative vise à consolider les mécanismes de prévention, de dénonciation et de prise en charge des cas de VBG afin d’assurer une réponse plus efficace dans la région du Bounkani. Elle a souligné que la lutte contre ces violences nécessite l’implication de tous les acteurs communautaires et institutionnels.
La formation a réuni des intervenants issus de plusieurs secteurs impliqués dans le processus de constatation et de prise en charge des victimes, entre autres, force de défense et de sécurité (FDS), travailleurs sociaux, agents de santé.
Les leaders communautaires de Panzarani ainsi que les demandeurs d’asile vivant sur le site de Timalah ont également pris part à cette session, au regard de leur exposition fréquente à des phénomènes tels que les violences conjugales, les mariages forcés d’enfants ainsi que l’excision.
Selon Kouassi Irénée du Programme national de lutte contre les VBG, la présence des demandeurs d’asile dans cette plateforme va fortement contribuer à la sensibilisation au sein de cette communauté qui enregistre de nombreux cas signalés de VBG.

Les participants ont été instruits sur les différentes typologies de violences basées sur le genre, leurs conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques, ainsi que sur les mécanismes d’orientation et de référencement des victimes vers les structures compétentes. Des discussions interactives ont permis d’identifier les défis spécifiques rencontrés dans les communautés et les stratégies adaptées pour y faire face.
L’initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des droits des femmes et des filles et de construction d’un environnement plus protecteur pour les populations vulnérables du Bounkani.
(AIP)
on/cmas

