Abidjan, 17 août 2026 (AIP)- Des ateliers de formation destinés aux agents du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), issus des services centraux et déconcentrés chargés de l’encadrement de la filière aquacole, ont démarré lundi 17 août 2026 à Grand-Bassam et dans plusieurs localités du pays et se poursuivront par vagues jusqu’au 21 août.
Ces formations portent notamment sur la biosécurité, la surveillance épidémiologique, ainsi que la notification et l’investigation des événements sanitaires en aquaculture. Elles sont initiées par la Direction des services vétérinaires et du bien-être animal (DSVBA), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Elles réunissent des agents techniques du MIRAH et de FISH4ACP autour de la biosécurité et de la gestion des risques sanitaires en aquaculture, des agents du Service d’inspection et de contrôle sanitaire vétérinaire en frontière (SICOSAV) sur les procédures d’inspection des produits aquacoles en Côte d’Ivoire, ainsi que des agents de laboratoire sur le diagnostic des maladies des animaux aquatiques et des pisciculteurs sur les bonnes pratiques de biosécurité.
Au nom du directeur de la DSVBA, le chef du service de la Surveillance et de la riposte, Dr Ouattara Thierry, a souligné que l’objectif est de mettre en place un système de prévention et de détection précoce couvrant l’ensemble de la chaîne, de l’exploitation piscicole au laboratoire, afin d’améliorer la capacité du pays à prévenir, détecter, investiguer et maîtriser les événements sanitaires susceptibles d’affecter la filière aquacole.
Ouvrant les travaux au nom du ministre des Ressources animales et halieutiques, la conseillère technique, Fadiga Haïda Kaly, a indiqué qu’entre 2023 et 2026, la Côte d’Ivoire a enregistré 23 événements de mortalité massive de poissons dans 15 départements. Parmi ces événements, 11 foyers ont été confirmés au laboratoire, 11 sont restés au stade de suspicion et un seul a été infirmé.
Elle a relevé que ces crises ont mis en évidence plusieurs faiblesses, notamment un système de surveillance encore trop réactif, une faible appropriation des mesures de biosécurité dans les exploitations piscicoles et un besoin urgent de renforcer la coordination institutionnelle.
Mme Fadiga a estimé que cet atelier intervient à point nommé pour soutenir l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de santé des organismes aquatiques (SNSOA) et la mise en œuvre de l’approche progressive de gestion de la biosécurité en aquaculture.
Au cours de ces sessions, les participants passeront de la théorie à la pratique à travers l’apprentissage des procédures réglementaires et transfrontalières, de la biosécurité et de la surveillance, ainsi que des techniques d’investigation et de diagnostic de terrain.
La formation prévoit également la conduite d’enquêtes sanitaires et des exercices pratiques en exploitation piscicole, qui seront complétés par une journée d’immersion dans une ferme aquacole consacrée aux procédures d’inspection.
(AIP)
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