Dabou, 4 juil 2026 (AIP) – Les populations de Dabou ont été sensibilisées, jeudi 2 juillet 2026 à la préfecture, aux mécanismes de prévention et de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants, à l’initiative du Comité national de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants (CNLTEE), dans un contexte marqué par des dénonciations persistantes de ce phénomène.
Selon l’agent du CNLTEE, Traoré Tiébleni, la traite des enfants consiste notamment à les déplacer d’un lieu à un autre en vue d’en tirer un profit, tandis que l’exploitation recouvre l’ensemble des pratiques portant atteinte à leur dignité et à leur bien-être.
Il a expliqué que le phénomène est alimenté par plusieurs facteurs, dont la pauvreté, les promesses fallacieuses de prise en charge ou de scolarisation, ainsi que l’absence de documents d’identité, qui accroît la vulnérabilité des enfants face aux réseaux d’exploitation.
« Les enfants victimes de traite ou d’exploitation sont exposés à des traumatismes, à des maladies et à la déscolarisation. La législation ivoirienne prévoit des peines de cinq à 20 ans d’emprisonnement, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité selon la gravité des faits », a-t-il indiqué.
Il a également présenté les dispositifs de lutte existants, notamment le CNLTEE, la sous-direction de la police chargée de la traite des personnes et de la délinquance juvénile, ainsi que les numéros verts 116 et 1308, et les centres d’accueil et de transit installés dans certaines localités du pays.
Présidant la rencontre, le préfet de la région des Grands Ponts, préfet du département de Dabou, Amani Michèle Hortense Loboué, a salué cette initiative, qui s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de protection des enfants contre les pires formes de traite et d’exploitation.
Elle a appelé à une mobilisation accrue des communautés, fondée sur l’information, la sensibilisation et le recours systématique aux canaux officiels de signalement, afin de renforcer la protection, l’épanouissement et la scolarisation des enfants.
Le CNLTEE a indiqué qu’en dépit d’une tendance à la baisse du phénomène en Côte d’Ivoire, 200 cas d’enfants victimes ont été enregistrés en 2025.
(AIP)
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