Yamoussoukro, 21 juin 2026 (AIP) – Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) a lancé, samedi 20 juin 2026 à Yamoussoukro, une session de renforcement des capacités de 731 points focaux issus des directions régionales de l’Education nationale (DREN) et des Inspections de l’enseignement préscolaire et primaire (IEP), en vue de la mise en œuvre du mécanisme de gestion des plaintes lié aux réformes du système éducatif ivoirien.
Selon le conseiller technique du ministre, le professeur André Baouman Kanaté, cette formation vise à doter les participants des compétences nécessaires pour recueillir, enregistrer et traiter les préoccupations, doléances et éventuelles plaintes des populations bénéficiaires des actions engagées dans le cadre du Programme de renforcement du système éducatif de base.
« Toute réforme ou tout changement peut susciter des inquiétudes ou des réclamations. Le ministre N’Guessan Koffi a souhaité mettre en place un mécanisme permettant d’écouter les populations et de prendre en compte leurs préoccupations afin de garantir une mise en œuvre harmonieuse des réformes », a expliqué le professeur Kanaté.
Les 731 participants proviennent des 41 DREN du pays ainsi que des différentes IEP. Le dispositif prévoit un point focal par direction régionale et deux points focaux par IEP, dont un conseiller COGES chargé des questions de mobilisation communautaire.
Le conseiller technique a précisé que ce mécanisme constitue une innovation dans le système éducatif national. Bien qu’un dispositif similaire ait existé dans le cadre du Programme d’amélioration des performances du système éducatif (PAPSE), le nouveau mécanisme couvre désormais l’ensemble des axes de la réforme éducative.
Ces axes concernent notamment l’amélioration de l’accès à l’éducation à travers la construction d’infrastructures scolaires, le renforcement de la gouvernance du système éducatif grâce à la mise en place de contrats d’objectifs et de performance à différents niveaux de responsabilité, ainsi que l’amélioration de la qualité des apprentissages par la formation des enseignants dans le cadre du Programme national d’amélioration des premiers apprentissages scolaires (PNAPAS).
Selon le professeur Kanaté, toutes ces initiatives sont susceptibles de générer des préoccupations au sein des communautés bénéficiaires, d’où la nécessité d’un mécanisme structuré de gestion des plaintes afin d’assurer une meilleure adhésion des populations aux réformes engagées.
(AIP)
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