Abidjan,12 août 2026 (AIP)- L’artiste du Coupé décalé, Ange Houon Didier connu sous le nom de Dj Arafat décédé le 12 août 2019, à l’âge de 33 ans à Abidjan, suite à un accident de circulation, reste encore dans la mémoires de ses fans.
Sept ans après son départ sans retour, son nom demeure associé à l’histoire récente de la musique ivoirienne. Figure emblématique du coupé-décalé, le « Yôrôbô », comme il était affectueusement appelé, s’était imposé par un style singulier, une forte personnalité et une proximité particulière avec son public.
De « Jonathan », qui contribue à révéler son talent au grand public, à « Kpangor », « Zoropoto », « Dosabado » ou encore « C’est moi », son répertoire a accompagné une génération d’amateurs de musique ivoirienne et contribué au rayonnement du coupé-décalé au-delà des frontières nationales.
L’artiste avait également donné à ses admirateurs le nom de « Chinois », une appellation devenue au fil des années indissociable de son univers artistique. Cette communauté de fans a largement contribué à entretenir sa mémoire depuis sa disparition.
La mort de DJ Arafat avait suscité une immense émotion en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays africains. Ses obsèques, organisées les 30 et 31 août 2019 à Abidjan, avaient notamment rassemblé une foule au stade Félix-Houphouët-Boigny, avant son inhumation au cimetière de Williamsville.
DJ Arafat continuent de résonner et son influence demeure perceptible dans la culture populaire ivoirienne. Celui qui rêvait de consacrer « 100 ans » à la chanson n’aura finalement vécu que 33 années. Mais son empreinte, elle, semble avoir échappé au temps.
En ce 12 août 2026, la Côte d’Ivoire se souvient ainsi de celui qui fut l’une des figures les plus marquantes du coupé-décalé et dont le parcours, aussi fulgurant que controversé, continue d’alimenter la mémoire musicale du pays.
(AIP)
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