Yamoussoukro, 02 mai 2025 (AIP) – La Confédération des syndicats libres de Côte d’Ivoire (CSL-CI), par la voix de son représentant fédéral à Yamoussoukro, Koffi Kouamé, a alerté les autorités locales sur la montée inquiétante de l’insécurité et la dégradation des conditions de vie dans la capitale politique ivoirienne, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail, jeudi 1er mai 2025.
Dans un message adressé au préfet de région, M. Koffi a dénoncé une recrudescence d’agressions visant les travailleurs, perpétrées principalement par des individus circulant à moto ou en taxi. « Les travailleurs sont agressés de toutes parts », souligne le communiqué.
La centrale syndicale a également exprimé son inquiétude face à l’augmentation de la consommation de drogue chez les jeunes.
« Yamoussoukro est devenue un fumoir à ciel ouvert. La drogue est banalisée, presque érigée en mode de vie », a-t-elle déploré, accusant certains maquis de devenir des lieux de perdition et de prostitution.
Face à cette situation, la CSL-CI a formulé plusieurs recommandations, notamment l’ouverture de lignes de transport urbain SOTRA vers les quartiers Kokrenou, Makora et Belleville afin de faciliter les déplacements des travailleurs et des élèves, l’installation d’un commissariat à Morofé pour renforcer la sécurité et l’instauration de journées d’action civique pour améliorer la salubrité de la ville.
Par ailleurs, le syndicat a attiré l’attention du préfet sur des conflits persistants liés à la chefferie traditionnelle et au foncier, notamment entre les villages de Logbakro et Kpoussoussou. Selon la CSL-CI, ces litiges empêchent plusieurs travailleurs ayant investi dans ces zones de jouir de leurs biens, les obligeant pourtant à honorer leurs engagements financiers auprès des institutions bancaires.
« Il est urgent d’agir pour protéger les travailleurs », a conclu la centrale, qui réitère sa confiance en l’autorité préfectorale et appelle à des actions concrètes en faveur du bien-être des populations.
(AIP)
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