Béoumi, 15 juil 2026 (AIP)– La commune de Béoumi, créée en 1986 et forte d’environ 56.000 habitants, a enregistré 920 mariages civils depuis l’ouverture de son service d’état civil jusqu’à la fin du premier semestre 2026, a révélé mardi 14 juillet 2026 la cheffe des services administratifs de la mairie, Camara Apatioh Christiane Zokou, dans un entretien accordé à l’AIP.
Mme Camara a indiqué que 46 mariages civils ont été célébrés au cours de l’année 2025. De janvier à juin 2026, 25 unions ont été enregistrées, portant le nombre total de mariages célébrés par la mairie à 920 depuis la création de la commune.
Elle a précisé que l’âge des hommes qui contractent un mariage civil à Béoumi varie généralement entre 27 et 70 ans, tandis que celui des femmes se situe entre 22 et 55 ans. Les principales professions des personnes qui se marient sont les cultivateurs, les pasteurs et les enseignants.
La responsable des services administratifs a rappelé que le mariage civil est soumis à plusieurs conditions. Les futurs époux doivent être majeurs et célibataires, sans avoir contracté un précédent mariage. Ils doivent fournir un extrait de naissance de moins de trois mois pour chacun des conjoints, une copie de la carte nationale d’identité de chaque conjoint, une copie des cartes nationales d’identité des deux témoins, un certificat de résidence pour chacun des futurs époux, dont au moins un doit justifier d’une résidence dans la commune de Béoumi, ainsi que quatre photos d’identité pour chaque conjoint.
Elle a ajouté que les futurs mariés doivent retirer une demande de mariage auprès du service de l’état civil, moyennant la somme de 1 000 FCFA. Des droits de célébration sont également exigés selon que le mariage est célébré un jour ouvrable ou un jour non ouvrable.
Selon Mme Camara, le mariage constitue une garantie pour la cellule familiale en assurant la protection des membres de la famille et en favorisant leur épanouissement. Elle a invité les populations à régulariser leur situation matrimoniale, estimant que les conditions requises sont accessibles à tous.
Marié civilement le 18 avril 2026 à la mairie de Béoumi, Kouassi Fernand, comptable de formation, a expliqué avoir pris cette décision parce qu’il souhaite construire sa vie avec son épouse. « Je me suis marié parce que j’aime ma femme et que je veux construire ma vie avec elle », a-t-il déclaré.
S’adressant aux personnes qui hésitent à franchir le pas, il a estimé que le mariage ne doit être motivé ni par la pression sociale ni par la peur de la solitude, mais par une volonté commune de bâtir un projet de vie.
Selon lui, le mariage repose sur plusieurs fondements, notamment une bonne connaissance de son partenaire, de ses qualités, de ses défauts, de ses valeurs et de ses projets de vie. Il a également cité la communication sincère, la capacité à dialoguer et à résoudre les désaccords avec respect, le respect et la confiance mutuels, la maturité émotionnelle ainsi qu’une stabilité suffisante pour assumer les responsabilités du foyer.
Il a également insisté sur l’importance d’échanger avant le mariage sur des sujets tels que les enfants, les finances, la carrière, la foi et le mode de vie.
Pour Kouassi Fernand, il est normal d’éprouver des inquiétudes avant de se marier, le mariage constituant une décision importante. Il a indiqué que les personnes freinées par la peur de l’engagement ou par les expériences négatives observées autour d’elles peuvent solliciter les conseils de couples mariés, d’un conseiller conjugal, d’un responsable religieux ou d’une personne de confiance.
« Ne cherchez pas une personne parfaite, mais une personne avec qui vous êtes prêts à grandir, à pardonner et à construire chaque jour. Le mariage n’est pas la fin d’une histoire d’amour, c’est le début d’un projet de vie à deux », a-t-il conseillé.
Son épouse, Kouamé Akissi Laurence épouse Kouassi, mère de deux enfants, a indiqué que le mariage renforce, selon elle, la considération accordée à la femme dans la société. Elle a invité les femmes qui aspirent au mariage à respecter leur conjoint et à préserver leur foyer en évitant la jalousie, l’envie et la haine.
Instituteur et directeur de l’École primaire publique (EPP) Bélakro 1, N’Guessan Kouakou Franck a confié ne pas être encore marié. Il a estimé que le mariage n’est pas une compétition et qu’il engage toute une vie.
Selon lui, une période de vie commune peut permettre aux partenaires de mieux se connaître avant de célébrer leur mariage. Il a relevé que certaines unions sont rapidement suivies de divorces, tout en affirmant son intention de se marier.
Il a encouragé les personnes vivant en concubinage à légaliser leur union après plusieurs années de vie commune, estimant qu’une telle démarche contribue à protéger les enfants et à sécuriser la situation familiale.
Pour sa part, Touré Souleymane, enseignant d’histoire-géographie au lycée moderne de Béoumi, a indiqué qu’il est célibataire et qu’il n’a pas encore célébré son mariage civil.
Il a expliqué ne pas se sentir encore prêt sur les plans psychologique et financier, tout en affirmant son intention de se marier. Il a félicité les personnes déjà engagées dans le mariage, estimant que cette institution conserve toute son importance.
(AIP)
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