Abidjan, 05 avril 2025 (AIP) – Deux ans après l’entrée en vigueur de la très contestée réforme des retraites en France, les députés ont adopté le jeudi 5 juin 2025, une résolution réclamant son abrogation, notamment le recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans.
Le texte, non contraignant, a été voté à 198 voix contre 35, lors de la « niche parlementaire » du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), composé de députés communistes et ultramarins.
Bien que dénuée de portée juridique, cette résolution revêt une forte valeur politique pour ses initiateurs, qui souhaitent relancer le débat sur une réforme imposée sans vote formel au Parlement, en mars 2023, via l’article 49.3 de la Constitution.
À la tribune, le président du groupe GDR, Stéphane Peu, a dénoncé « la plus grande blessure démocratique depuis le référendum de 2005 », rappelant que la réforme avait été adoptée sans que l’Assemblée nationale ne puisse se prononcer directement. « Enfin, l’Assemblée s’exprime sur cette réforme », s’est-il félicité.
La résolution souligne « l’impérieuse nécessité d’aboutir à l’abrogation des mesures les plus régressives » de la loi promulguée le 14 avril 2023, pointant le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités dès 2027.
Ce vote symbolique intervient alors que les partenaires sociaux achèvent leurs travaux dans le cadre d’un « conclave » initié par le gouvernement pour relancer le dialogue. Il coïncide également avec une journée nationale de manifestations et de grèves à l’appel de la CGT, preuve que la réforme continue de susciter des tensions dans le pays.
(AIP)
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