Abidjan, 24 juil 2025 (AIP) – Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a formellement démenti, dans un communiqué publié le jeudi 24 juillet 2025, les accusations circulant sur les réseaux sociaux à l’encontre du ministre Sidi Tiémoko Touré concernant une prétendue spoliation de terres à Béoumi, dans le cadre du Centre national ovin (CNO).
En effet, une vidéo diffusée depuis le mercredi 23 juillet sur les plateformes numériques accuse injustement le ministre de s’être accaparé de terres dans le village de Kongonoussou, en lien avec l’ex-CNO. Le MIRAH qualifie ces accusations de « totalement fausses et dénuées de tout fondement ».
Le Centre national ovin de Béoumi, créé en 1976 dans le cadre du Programme national ovin (PNO), est un projet étatique mis en œuvre avec le soutien de la Communauté économique européenne. Il couvre une superficie de 690 hectares et constitue un pilier du développement de l’élevage ovin en Côte d’Ivoire, notamment par la production de géniteurs Djallonké, la formation de techniciens et éleveurs, ainsi que l’appui aux organisations professionnelles agricoles.
Le ministère rappelle que l’acquisition des terres s’est faite dès 1976 dans le strict respect des procédures légales, incluant la purge des droits coutumiers et l’indemnisation des cultures. Il souligne également que la réouverture du centre, désormais rebaptisé Centre d’application et de spécialisation en élevage des ovins (CAS OVINS), a eu lieu en 2023, à la demande des populations locales et en présence des autorités administratives et coutumières.
Le MIRAH affirme que ces terres font pleinement partie du patrimoine de l’État ivoirien et sont destinées exclusivement au développement du secteur de l’élevage. Il dénonce la diffusion d’informations erronées visant à nuire à la réputation de ses responsables, tout en réitérant sa disponibilité à fournir toutes les clarifications nécessaires.
Le ministère prévient par ailleurs qu’il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations, tout en rappelant que la liberté d’expression ne saurait servir de prétexte à la désinformation.
(AIP)
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