Abidjan, 14 août 2026 (AIP) – Le suivi des personnes ayant été exposées au virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’est amélioré, atteignant 86 %, mais la transmission reste plus rapide que la détection et l’isolement des malades, selon une publication de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parue jeudi 13 août 2026.
Dans son dernier point épidémiologique, l’OMS fait état de chaînes de transmission non détectées, notamment en raison de patients pris en charge tardivement. Les décès hors des structures de santé et la manipulation des corps lors des funérailles constituent également des facteurs de propagation.
L’épidémie reste concentrée dans l’est du pays, principalement en Ituri, qui regroupe environ 90 % des cas et 80 % des décès. La transmission se poursuit également au Nord-Kivu et progresse dans le Haut-Uélé. Au total, 53 des 140 zones sanitaires de cinq provinces touchées ont signalé des cas.
Les autorités congolaises ont rapporté 4 449 cas confirmés et 2 061 décès, soit une létalité de 46 %. Quelque 886 patients ont toutefois été déclarés guéris.
Le suivi des contacts, qui a dépassé 85 % au niveau national, demeure inégal. Dans le Haut-Uélé, il ne couvre qu’environ 58 % des personnes concernées. L’insécurité, la défiance de certaines communautés et les difficultés d’intervention compliquent également la riposte.
Plusieurs centres de traitement et de transit en Ituri sont par ailleurs saturés, tandis que des capacités d’accueil spécialisées restent insuffisantes dans d’autres zones affectées.
L’OMS appelle à renforcer la surveillance, l’implication des communautés et les capacités de prise en charge afin de rompre les chaînes de transmission.
(AIP)
eaa/cmas

