Abidjan, 22 août 2025 (AIP) – La Commission européenne, les États membres de l’Union européenne et l’agence Frontex ainsi que les représentants des ministères ivoiriens des Affaires étrangères et de l’Intérieur et de la Sécurité ont organisé, jeudi 21 août 2025 à Abidjan, la septième session de suivi du Document partagé sur la migration et la mobilité, dans le cadre de la coopération migratoire entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne.
Présidée conjointement par l’ambassadrice de l’UE en Côte d’Ivoire, Francesca Di Mauro, et le représentant du ministre de l’Intérieur, le Général Touré Seydou, la session a permis de dresser un bilan des mécanismes de retour, d’identification et de réintégration des migrants en situation irrégulière.
Dans son intervention, Mme Di Mauro a salué la tenue régulière de ces rencontres annuelles ou semestrielles, qui visent à consolider un dialogue constructif autour des enjeux migratoires et à adapter la coopération aux réalités du terrain. Elle s’est particulièrement félicitée de la baisse significative des arrivées irrégulières de migrants ivoiriens en Europe, résultat notamment des campagnes locales de sensibilisation ciblant les jeunes.
La diplomate européenne a mis en avant les opportunités offertes en Côte d’Ivoire à travers les programmes de réintégration soutenus par l’UE, qui facilitent l’insertion socio-économique des migrants de retour. Ces programmes s’inscrivent dans une stratégie plus large soutenant la formation professionnelle, le développement des chaînes de valeur comme la transformation du cacao, et la promotion de l’agriculture vivrière.
« L’Union européenne croit fermement que l’avenir de la jeunesse ivoirienne se construit en Côte d’Ivoire », a-t-elle affirmé.
De son côté, le Général Touré Seydou a qualifié la rencontre de « moment stratégique » pour renforcer la coopération sur les questions de retour, de réadmission et de réinsertion. Il a rappelé que les crises migratoires de 2015 et 2022 ont révélé toute la complexité de la mobilité humaine et l’importance d’une approche coordonnée, fondée sur le respect des droits humains.
À l’issue de la réunion, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et réaffirmé leur engagement à bâtir un partenariat durable, équilibré et mutuellement bénéfique dans les domaines de la migration, de la sécurité et de la mobilité.
(AIP)
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