Lakota, 28 août 2025 (AIP) –Le préfet du département de Lakota a suspendu trois équipes de villages de la sous-préfecture de Niambézaria, suite à des violences meurtrières survenues lors d’un match de football.
Le drame s’est noué le 17 août 2025, lors des quarts de finale d’un tournoi cantonal opposant les équipes de Néko-Tiégba et de Goboué sur le terrain de ce dernier village. À l’issue de la rencontre, des affrontements ont éclaté entre supporters, blessant grièvement Djissa Dogo Boniface, un jeune homme d’environ trente ans originaire de Néko-Tiégba.
Malgré son transfert d’urgence à l’hôpital général de Lakota, puis son orientation vers le centre hospitalier régional (CHR) de Gagnoa, la victime a succombé à ses blessures, plongeant le canton Tigrou dans l’émotion et l’indignation.
Face à la gravité des événements, le préfet Lassina Binaté a pris, mercredi 27 août 2025, l’arrêté N°41/PL/CAB suspendant les équipes de football de trois villages, à savoir Néko-Tiégba et Goboué, directement impliquées dans le match, ainsi que celle de Néko, sanctionnée en raison de l’implication de ses membres dans les troubles qui ont suivi.
Cette mesure administrative interdit aux trois formations « toute participation aux compétitions sportives sur le territoire départemental de Lakota, jusqu’à nouvel ordre ».
Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités individuelles et collectives dans cette tragédie. Elles appellent les populations à la retenue et à la coopération pour rétablir un climat de paix et de dialogue dans la région.
Ce drame tragique remet en lumière les défis de sécurisation des événements sportifs en milieu rural et soulève des questions sur l’encadrement des compétitions inter-villageoises.
Plusieurs leaders communautaires plaident désormais pour une reprise encadrée du tournoi, privilégiant les valeurs de fraternité et de respect mutuel qui devraient caractériser le sport populaire.
Le football, passion partagée dans les villages ivoiriens, ne doit pas devenir source de division mais demeurer un vecteur de cohésion sociale et de paix communautaire.
(AIP)
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