Abidjan, 14 nov 2025 (AIP) – Le Conseil du Café-Cacao a réaffirmé le jeudi 13 novembre 2025, son engagement à accompagner la transition vers une cacaoculture plus durable, résiliente et respectueuse des écosystèmes, lors d’un panel organisé sur le pavillon de la Côte d’Ivoire à la COP 30, à Belém, au Brésil.
La 30e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient du 10 au 21 novembre, consacre une part importante de ses travaux à « la mise en œuvre des nouveaux objectifs climatiques nationaux et l’accélération de l’action concrète ».
C’est dans cette dynamique que le Conseil du Café-Cacao, en partenariat avec Global Green Growth Institute (GGGI) et le CIFOR-ICRAF, a animé un panel intitulé « Vers une cacaoculture résiliente et bas-carbone : innovations de la recherche agronomique et de la finance climatique ».
En ouverture, le directeur en charge de la Recherche et de la Lutte contre le changement climatique au Conseil du Café-Cacao, Dr Tahi Mathias, a présenté les enjeux liés à l’adaptation de la filière face au changement climatique. Il a souligné la forte vulnérabilité de la cacaoculture, particulièrement en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui assurent ensemble 60% de la production mondiale de cacao.
Dr Tahi a rappelé les effets du changement climatique déjà observés, notamment le stress hydrique et thermique, la baisse de la pluviométrie, les hausses des températures, la pression accrue des ravageurs et maladies, entraînant une diminution des rendements.
Il a présenté plusieurs pistes de solutions issues de la recherche, dont l’agroforesterie conforme à la norme ARS 1000, l’utilisation de matériel végétal plus résilient, la gestion durable de l’eau, la régionalisation des itinéraires techniques, ou encore des innovations comme le biochar et l’utilisation de mycorhizes.
Les échanges ont par la suite porté sur les mécanismes financiers susceptibles d’accélérer cette transition. La représentante du GGGI, Mme Olola Vieyra, a mis en avant les opportunités de la finance climatique pour structurer des projets bas-carbone et mobiliser des ressources en faveur des coopératives, notamment via les crédits carbone et les échanges de dette contre nature.
De son côté, Dr Kouassi Amany du CIFOR-ICRAF a présenté la méthodologie ABM, récemment validée, qui permet de certifier les bénéfices d’adaptation générés par les systèmes agroforestiers, afin d’attirer davantage de financements privés.
En conclusion, le Conseil du Café-Cacao a réaffirmé sa volonté de conduire la filière ivoirienne vers un modèle plus robuste et durable, garantissant à la fois la protection des écosystèmes et une meilleure résilience économique pour les producteurs.
(AIP)
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