Abidjan, 30 déc 2025 (AIP)- L’année 2025 a marqué un tournant politique majeur pour de nombreux pays africains, à commencer par la Côte d’Ivoire, où l’élection présidentielle d’octobre a confirmé le président sortant Alassane Ouattara, réélu avec une large majorité (89,77%) face à quatre candidats, dans un climat politique tendu.
Dans un contexte continental plus large, plusieurs États africains ont connu en 2025 des élections ou des réformes institutionnelles controversées. En Guinée, le scrutin présidentiel du 28 décembre est en passe de consolider le pouvoir du chef de la transition, Mamady Doumbouya, tandis qu’en République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra a poursuivi son maintien au pouvoir après une réforme constitutionnelle supprimant la limitation des mandats. Au Togo, la transformation du système politique vers une élection présidentielle indirecte a également suscité de vives critiques.
Parallèlement, l’année a été marquée par une montée des contestations politiques, notamment au Cameroun, où des manifestations ont suivi les processus électoraux, illustrant un malaise persistant entre gouvernants et populations dans plusieurs pays du continent.
En Afrique de l’Est, la Tanzanie a organisé une élection présidentielle en 2025, scrutée de près par les observateurs régionaux et internationaux. Ce scrutin, organisé dans un contexte de fortes attentes sociales et politiques, a ravivé les débats sur les libertés publiques, le pluralisme politique et la transparence électorale, des enjeux centraux dans le pays depuis les précédents cycles électoraux.
Sur le plan international, l’Afrique a toutefois renforcé sa visibilité diplomatique. L’accueil du sommet du G20 en Afrique du Sud a symbolisé la volonté du continent de peser davantage dans les décisions économiques mondiales, tandis que certains pays, dont la Côte d’Ivoire, ont continué d’afficher une croissance économique soutenue malgré un environnement politique fragile.
Entre consolidation du pouvoir, reculs démocratiques dénoncés, mais aussi ambitions économiques et diplomatiques, l’année 2025 apparaît ainsi comme une période charnière pour l’Afrique, révélant des trajectoires contrastées et des enjeux cruciaux pour l’avenir politique du continent.
(AIP)
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