Abidjan, 14 jan 2026 (AIP) – Les protestations contre le régime se poursuivent en Iran, sur fond de répression sévère ayant causé la mort de plus de 2 500 personnes après plusieurs semaines de manifestations contre la vie chère et la gouvernance, selon des organisations de défense des droits humains, rapportent mercredi 14 janvier 2026 des médias internationaux.
Ces ONG qualifient cette répression de la plus sanglante depuis la révolution islamique de 1979. Les rassemblements, initialement déclenchés par la dégradation des conditions économiques, se sont progressivement transformés en un vaste mouvement de contestation politique à l’échelle nationale.
Les autorités iraniennes ont, par ailleurs, imposé depuis le 8 janvier un black-out quasi total d’Internet, restreignant fortement les communications avec l’extérieur. Toutefois, certains Iraniens parviennent à établir des contacts internationaux grâce à des services satellitaires, notamment Starlink.
Sur le plan judiciaire, le chef du pouvoir judiciaire a annoncé l’organisation de procès « rapides » pour des milliers de manifestants interpellés. Des informations font également état d’une première exécution imminente, celle du manifestant Erfan Soltani, condamné pour « moharebeh » (hostilité envers Dieu). Ces annonces interviennent en dépit des mises en garde du président américain Donald Trump, qui a menacé d’« agir très fortement » en cas d’exécutions.
Sur la scène internationale, les États-Unis ont procédé à l’évacuation partielle de leur personnel d’une base militaire au Qatar et appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran, invoquant le risque d’escalade. De son côté, Téhéran accuse Washington et Israël de chercher à provoquer une intervention militaire étrangère.
Des pays, dont la Turquie, multiplient les initiatives diplomatiques pour apaiser les tensions, tandis que plusieurs gouvernements déconseillent les déplacements vers l’Iran en raison de l’instabilité persistante.
La situation demeure extrêmement volatile, avec des risques accrus d’escalade interne et régionale, alors que la crise met à rude épreuve le régime iranien et suscite une vive mobilisation diplomatique internationale.
(AIP)
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