Abidjan, 3 mars 2026 (AIP) – Le chancelier allemand Friedrich Merz rencontre, mardi 3 mars 2026 à Washington, le président américain Donald Trump, dans le cadre d’une visite officielle largement consacrée à la question des droits de douane, rapportent des médias internationaux.
L’économie allemande, fortement tournée vers l’exportation, est directement exposée aux 15 % de droits de douane imposés par l’administration américaine sur les produits européens. Berlin considère ces mesures comme un sujet prioritaire, compte tenu de leur impact potentiel sur son industrie, notamment automobile et manufacturière.
Une récente décision de la Cour suprême des États-Unis, rendue le 20 février et invalidant une partie des mesures tarifaires dites « réciproques », a accentué l’incertitude chez les industriels allemands. Dans ce contexte, les autorités allemandes entendent obtenir des clarifications sur les prochaines orientations de la politique commerciale américaine et sur les taxes susceptibles de s’appliquer aux exportations allemandes.
À Berlin, un porte-parole du gouvernement a indiqué que l’Allemagne souhaitait connaître précisément « les prochaines étapes » envisagées par Washington en matière commerciale. L’objectif affiché par le chancelier est de défendre les intérêts économiques allemands et de préserver la stabilité des échanges transatlantiques.
Il s’agit du deuxième déplacement de Friedrich Merz à Washington depuis son accession à la chancellerie. Cette visite intervient dans un climat marqué par des tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et l’Union européenne.
En marge du dossier commercial, les deux dirigeants devraient également aborder la situation en Ukraine, la récente visite du chancelier en Chine ainsi que les développements liés à l’Iran. La question iranienne, notamment la guerre en cours et les préoccupations autour du programme nucléaire de Téhéran, aurait toutefois modifié l’ordre du jour initial.
Allié traditionnel d’Israël, Berlin affirme partager les inquiétudes de Washington et de l’État hébreu concernant le programme nucléaire iranien, tout en précisant ne pas avoir été associé à l’opération militaire en cours. Friedrich Merz a assuré que l’Allemagne ne donnerait pas de « leçons » sur la légalité de cette intervention.
Premier dirigeant européen reçu à Washington depuis la décision de la Cour suprême sur les droits de douane, le chancelier allemand cherche avant tout à maintenir un dialogue constructif avec le principal partenaire commercial de son pays, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes économiques et géopolitiques.
(AIP)
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