Tiébissou, 04 fév 2026 (AIP) – Les cancers du sein et du col de l’utérus ne devraient plus être mortels lorsque le dépistage est effectué à un stade précoce, a affirmé samedi 31 janvier 2026 à Tiébissou, le directeur exécutif de l’ONG Vie et Santé Côte d’Ivoire (VS-CI), Atta Assanvo Victorien.
Il s’exprimait à l’étape de Tiébissou (Centre, région du Bélier) de la caravane de sensibilisation et de dépistage de ces deux pathologies, organisée en collaboration avec les confessions religieuses de Côte d’Ivoire, à la maternité de la localité.
« Plus tôt le cancer du sein est détecté, meilleures sont les chances de guérison. Près de 90 % des cas peuvent être guéris lorsque la maladie est diagnostiquée précocement et prise en charge avec des méthodes modernes », a-t-il souligné.
Abordant le cancer du col de l’utérus, M. Atta a indiqué que la combinaison des mesures de prévention primaire, notamment la vaccination des jeunes filles âgées de neuf à 14 ans et l’adoption de comportements sexuels responsables, et des mesures de prévention secondaire, à travers un dépistage régulier tous les quatre à cinq ans, permet non seulement la guérison, mais aussi l’évitement de la maladie lorsqu’elle est détectée au stade de lésions précancéreuses.
« Aujourd’hui, au regard des moyens disponibles, il est inadmissible qu’une femme meure du cancer du col de l’utérus. Dans bien des cas, il s’agit d’un déficit d’information et de communication », a-t-il insisté.
Revenant sur le contexte de la campagne menée par son organisation et la Coalition des organisations de lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein (COLCC), en partenariat avec le Programme national de lutte contre le cancer (PNLCa) et la Direction départementale de la Santé de Tiébissou, avec l’appui financier des laboratoires Roche, le responsable associatif a livré des données préoccupantes.
La Côte d’Ivoire a enregistré en 2022, 3 869 nouveaux cas de cancer du sein, ayant entraîné 2 092 décès, plaçant cette pathologie au premier rang des cancers féminins. Le cancer du col de l’utérus arrive en deuxième position avec 2 260 nouveaux cas, soit 20,40 %, pour 1 461 décès.
Atta Assanvo Victorien a enfin déploré le diagnostic généralement tardif des cancers en Côte d’Ivoire, imputable notamment à la pauvreté, à l’ignorance, à la peur et à l’insuffisance d’informations, appelant à une intensification des actions de sensibilisation et de prévention au sein des communautés.
(AIP)
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