Abidjan, 20 fév 2026 (AIP)- La mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations Unies sur le Soudan a dénoncé, jeudi 19 février 2026, des « actes de génocide » commis à El-Facher, dans la région du Darfour, après la prise de contrôle de la ville par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en octobre 2025.
Dans un rapport intitulé « Caractéristiques du génocide à El-Facher », la mission onusienne documente « des massacres, des viols généralisés, des violences sexuelles, des actes de torture et des disparitions forcées » perpétrés lors de l’offensive contre cette ville de l’ouest du Soudan. Selon les conclusions du rapport, « l’intention génocidaire est la seule conclusion raisonnable que l’on puisse tirer des agissements systématiques des FSR » à El-Facher.
Le président de la mission d’enquête, Mohamed Chande Othman a souligné que « l’ampleur, la coordination et le soutien apporté par les hauts responsables paramilitaires à cette opération démontrent que les crimes commis n’étaient pas des exactions isolées liées au conflit ». Il a affirmé que ces violences présentent un caractère « systématique, coordonné et planifié », révélant « une intention génocidaire ».
D’après le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le bilan humain de l’attaque s’élèverait à environ 6 000 morts en l’espace de trois jours.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s’est dit « horrifiée » et a annoncé son intention de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies afin de demander l’ouverture d’une enquête internationale pour établir les responsabilités et mettre un terme aux livraisons d’armes alimentant le conflit.
(AIP)
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