Abidjan, 28 fév 2026 (AIP) – Le président de l’Association des propriétaires terriens de Motobé (APTIM), N’Guessan N’Doumi André, accompagné du vice-président, Adjilé Ayeto Bonaventure, et de quelques notables, a tenu jeudi 26 février 2026 à la Maison de la presse d’Abidjan (MPA) une conférence de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de tentative d’expropriation de l’île de Motobé par un promoteur immobilier.
Selon le président de l’APTIM, le promoteur aurait engagé frauduleusement un projet de lotissement et des actes de propriété cadastrale (ACD) hors lotissement, à l’insu des véritables propriétaires terriens. Il a évoqué des complicités et la production de documents falsifiés, visant, selon lui, à nuire aux populations locales, aux opérateurs économiques et aux institutions financières.
« Les Abourés s’insurgent contre ceux qui, ayant vécu en harmonie avec eux, se rangent désormais du côté du promoteur, en fournissant de faux documents pour orchestrer des crimes économiques », a-t-il affirmé. M. N’Guessan N’Doumi a également dénoncé toutes les tentatives de manipulation de l’information et de l’opinion publique autour de cette affaire, qui est actuellement pendante devant le Conseil d’État.
« Nous voulons rappeler que le dossier est en cours de traitement judiciaire et que nous attendons le verdict final », a-t-il insisté, rejetant les affirmations du promoteur selon lesquelles il aurait gagné à deux reprises devant la justice.
Le promoteur immobilier accusé, Akpalé Aimé Digbeu, avait animé le 16 janvier 2026 une conférence de presse au même lieu, pour dénoncer, de son côté, une tentative d’expropriation d’une partie du site de 600 ha, baptisé « île de Motobé », qu’il affirme avoir acquis légalement avec un ACD.
(AIP)
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