Abidjan, 28 fév 2026 (AIP) – La direction de la Vie scolaire (DVS) a lancé, vendredi 27 février 2026 au lycée municipal 1 de Koumassi, la deuxième édition de la Semaine nationale de l’hygiène et de la salubrité en milieu scolaire, prévue du 2 au 6 mars 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Placée sous le signe de la transformation durable du cadre de vie éducatif, cette initiative vise à promouvoir l’éco-citoyenneté chez les apprenants, à travers des actions de sensibilisation sur les éco-gestes, l’entretien des infrastructures scolaires et l’embellissement des espaces d’apprentissage.
« Il s’agit de faire de chaque établissement scolaire un espace propre, sain et exemplaire, car l’école doit demeurer un sanctuaire du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, mais aussi un modèle de civisme environnemental », a déclaré le directeur de la Vie scolaire, Gboko Kouakou Adjoumani.
Pour lui, cette semaine ne saurait être perçue comme une activité ponctuelle, mais un devoir collectif et national, destiné à ancrer durablement les bonnes pratiques d’hygiène dans les comportements scolaires.
Le représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Béma Traoré, a souligné que l’initiative s’inscrit dans la recherche d’un cadre éducatif sécurisé, propice à l’excellence et au bien-être des élèves. Selon lui, l’apprentissage des règles d’hygiène dès le bas âge constitue l’un des fondements du développement durable.
« Un enfant qui se lave correctement les mains, qui utilise convenablement les poubelles et les latrines, devient un acteur clé de la préservation de l’environnement », a-t-il soutenu, invitant les enseignants à intégrer davantage ces thématiques dans les pratiques pédagogiques quotidiennes.
Des données du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, collectées dans 32 directions régionales, révèlent une situation préoccupante dans le primaire public. Sur 12 646 écoles recensées, 4 003, soit 31,65 %, ne disposent pas de latrines, tandis que 6 249 établissements, représentant 49,42 %, sont dépourvus de points d’eau potable.
Anciennement dénommées « Journées nationales de l’hygiène et de la salubrité », ces activités ont été étendues, depuis deux ans, à une semaine, dans le but de renforcer leur impact sur le terrain.
La cérémonie de lancement, dans la commune de Koumassi, a été marquée par une opération « coup de balai », un planting d’arbres, des séances de lavage des mains, ainsi que la remise de kits d’hygiène et de salubrité, notamment en faveur des jeunes filles. Des sketchs éducatifs et des prestations de slam axées sur l’hygiène corporelle ont également ponctué l’événement.
(AIP)
apk/kp

