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Abidjan, 05 mars 2026 (AIP) – La Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a mis en garde, jeudi 5 mars 2026, contre la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos filmées à l’insu des personnes, rappelant que ces pratiques peuvent constituer des infractions pénales en Côte d’Ivoire.

Dans un message publié sur ses plateformes officielles, la structure spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité indique que le phénomène des caméras cachées, des « pranks » et des vidéos surprises connaît une expansion, notamment chez certains jeunes qui dissimulent des caméras dans des casquettes, sacs ou téléphones pour filmer des passants sans leur consentement.

Selon la PLCC, ces images sont ensuite diffusées sur les réseaux sociaux dans le but de susciter le buzz, alors que ce qui peut sembler être un simple divertissement peut constituer une atteinte à l’honneur et à l’image des personnes filmées.

La plateforme souligne que filmer une personne sans son consentement et publier la vidéo dans le but de la ridiculiser, de porter atteinte à sa dignité ou de nuire à sa réputation est répréhensible par la loi.

Elle rappelle à cet effet que l’article 367 du Code pénal ivoirien réprime toute atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne par voie de publication ou de diffusion. De même, l’article 60 de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité sanctionne toute personne qui, par le biais d’un système d’information, porte atteinte à l’honneur, à la considération ou à l’image d’autrui.

Les sanctions prévues par ces dispositions vont d’un à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende comprise entre cinq et dix millions de francs CFA.

La PLCC invite par conséquent les internautes à adopter un comportement responsable avant toute publication en ligne, notamment en sollicitant le consentement des personnes filmées, en respectant la dignité humaine et en mesurant les conséquences juridiques de leurs actes.

Pour la plateforme, l’humour, la recherche de visibilité ou le désir de créer le buzz ne sauraient justifier la violation des droits d’autrui sur internet.

(AIP)
cmas
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