Abidjan, 29 avr 2026 (AIP) – Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a reconnu mardi 28 avril 2026 une situation « d’extrême gravité » au Mali, à la suite d’attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes et des rebelles touareg dans plusieurs localités du pays, samedi.
S’exprimant pour la première fois depuis le début de ces violences, lors d’une allocution télévisée sur la chaîne publique ORTM, il a toutefois assuré que « la situation est maîtrisée », tout en appelant les populations à ne pas céder à la division.
« À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé (…). Les opérations de ratissage, de recherches, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent », a-t-il déclaré, invitant les Maliens à un « sursaut national » face à la crise.
Ces attaques, décrites comme sans précédent, ont été menées conjointement par des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA).
L’intervention du dirigeant malien intervient après plusieurs jours de silence ayant suscité des interrogations sur sa situation, dans un contexte marqué notamment par la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors des affrontements.
Avant son allocution, le chef de la junte a reçu l’ambassadeur de Russie au Mali pour évoquer la situation sécuritaire. Des images diffusées par la présidence malienne l’ont également montré au chevet de personnes blessées.
Par ailleurs, des menaces de blocus de la capitale, Bamako, ont été proférées par des éléments du JNIM, qui ont annoncé des restrictions d’accès à la ville jusqu’à nouvel ordre.
(AIP)
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