Abidjan, 29 avr 2026 (AIP) – L’ambassadeur, déléguée permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO et vice-présidente du Conseil exécutif au titre du Groupe Afrique V(a), Ramata Bakayoko-Ly, a réaffirmé le soutien du Groupe Afrique aux réformes engagées au sein de l’institution, lors de la séance plénière de la 224e session du Conseil exécutif, tenue le 14 avril 2026, selon une note d’information transmise à l’AIP.
Elle a salué les initiatives du directeur général visant à renforcer la gouvernance de l’Organisation, notamment à travers l’initiative « UNESCO80 », structurée autour de l’amélioration de l’efficience institutionnelle, de l’examen de l’exécution du mandat et d’ajustements structurels.
Au nom du Groupe Afrique, Mme Bakayoko-Ly a réitéré l’attachement aux priorités fondamentales de l’UNESCO, en particulier la priorité Afrique, l’égalité de genre, la prise en compte des petits États insulaires en développement et la promotion de la jeunesse.
Elle s’est également félicitée de la prise en compte, dans le Programme et budget 2026-2027 révisé (43 C/5), des enseignements du cycle précédent, traduite notamment par le maintien des ressources dédiées aux priorités globales, le renforcement du dispositif hors siège et la consolidation des engagements dans des secteurs clés tels que l’éducation, la culture, la transformation numérique, la gouvernance de l’intelligence artificielle et l’éducation aux médias et à l’information.
Abordant la stratégie de gestion des ressources humaines 2023-2027, la diplomate ivoirienne a relevé des avancées en matière de gestion des talents, de diversité et de modernisation, tout en appelant à leur consolidation. Elle a insisté sur la nécessité d’assurer une répartition géographique équitable, de renforcer les capacités des bureaux hors siège et de valoriser le rôle des instituts, des commissions nationales et des réseaux de savoir.
Dans un contexte international marqué par des tensions et une fragilisation du multilatéralisme, Mme Bakayoko-Ly a souligné l’importance de maintenir un équilibre entre rationalisation administrative et efficacité opérationnelle, tout en veillant à une meilleure prise en compte des besoins des pays en développement.
S’agissant des défis structurels du continent africain, notamment dans le domaine de l’éducation, elle a plaidé pour la mise en place de mécanismes innovants de financement, le renforcement des capacités statistiques, une meilleure articulation des cadres stratégiques et une implication accrue des jeunes dans les politiques publiques.
Elle a enfin rappelé le rôle central de l’UNESCO, dont l’autorité morale et la vocation universelle demeurent essentielles pour apporter des réponses durables aux crises mondiales et à leurs répercussions sur les économies africaines.
(AIP)
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