Abidjan, 05 mars 2026 (AIP)-Le ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, a annoncé la réalisation prochaine d’un audit interne du secteur des Eaux et Forêts, jeudi 05 mars 2026, à l’occasion d’une cérémonie d’échanges de vœux avec ses collaborateurs, tenue à la Société de développement des forêts (SODEFOR).
Selon le ministre, cet audit vise à mieux comprendre le fonctionnement réel de l’administration, à identifier les forces sur lesquelles elle peut s’appuyer, à repérer les blocages institutionnels et opérationnels, ainsi qu’à améliorer l’efficacité des dispositifs de gestion des forêts et des ressources en eau, tout en renforçant la transparence et la performance de l’action publique.
M.Assahoré a tenu à rassurer ses collaborateurs en soulignant que cette démarche ne constitue nullement une chasse aux sorcières. « Cet audit doit être compris comme un outil de modernisation et de performance collective. Je veux rassurer l’ensemble du personnel : je ne suis pas venu pour traquer des individus, mais pour bâtir une administration plus forte, plus efficace et plus respectée », a-t-il déclaré.
Face aux défis auxquels le secteur est confronté, le membre du gouvernement a exhorté les agents à rompre avec les pratiques bureaucratiques lentes ou purement formelles, estimant que la situation actuelle exige des réponses rapides et efficaces.
Pour réussir cette transformation, Assahoré Konan Jacques a décliné trois exigences fondamentales.
La première consiste à restaurer l’autorité de l’État sur le domaine forestier et les ressources en eau, notamment par une lutte ferme contre l’occupation illégale des forêts, l’exploitation clandestine du bois, l’orpaillage illégal et toutes les activités susceptibles de dégrader les bassins versants.
La deuxième exigence porte sur l’efficacité opérationnelle de l’administration, qui devra désormais être orientée vers les résultats, chaque direction, service ou projet étant appelé à être évalué à l’aune de son impact réel.
La troisième concerne l’adhésion des populations. Le ministre a préconisé l’accélération du développement de l’agroforesterie, des plantations villageoises, ainsi que des partenariats avec les producteurs, en vue de promouvoir des modèles économiques durables autour de la ressource forestière.

La directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, Zouzou Elvire épouse Mailly, a indiqué que les actions engagées en 2025 portent notamment sur la formation de 3 000 agents techniques et 128 militaires reconvertis, l’ouverture de 900 postes budgétaires, la restauration de plus de 61 000 hectares de terres dégradées et la mise en œuvre d’un programme d’environ 16 milliards de FCFA, avec un financement additionnel de 12,5 milliards de FCFA.
(AIP)
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