Tiébissou, 12 mars 2026 (AIP) – La directrice de l’antenne régionale de l’Institut national de l’hygiène publique (INHP) de Yamoussoukro, Dr Mayé Effoli, a mis en garde les populations de Tiébissou contre les dangers de la rage, une maladie encore présente dans la région.
Intervenant le 4 mars 2026 lors d’une séance de sensibilisation organisée à l’occasion d’une campagne sur la vaccination des élèves, Dr Mayé Effoli a expliqué les mesures à prendre en cas de morsure, griffure ou léchage d’une plaie par un animal, notamment les chiens.
Elle a indiqué que contrairement à certaines maladies pour lesquelles la vaccination est programmée à l’avance, la prévention de la rage intervient généralement après un contact à risque avec un animal suspect.
« Nous parlons souvent des vaccins contre la méningite, la fièvre typhoïde, le tétanos ou encore l’hépatite. Mais pour la rage, c’est un peu différent. Lorsqu’une personne est mordue, griffée ou qu’une plaie est léchée par un animal, il faut obligatoirement se faire vacciner contre la rage afin d’éviter la maladie » qui pourrait être mortelle lorsqu’elle est déclarée, a-t-elle expliqué.
Dr Mayé Effoli a insisté sur la gravité de cette infection virale, précisant que lorsqu’elle se déclare, elle devient irréversible et incurable.
« Une fois la rage déclarée, la mort est presque certaine », a-t-elle averti, appelant les populations à faire preuve d’une grande vigilance, notamment vis-à-vis des animaux de compagnie.
Dr Effoli a particulièrement recommandé aux parents de protéger les enfants, plus exposés aux morsures d’animaux, et a insisté sur la nécessité de faire vacciner régulièrement les chiens et autres animaux domestiques.
« La vaccination des animaux est une nécessité absolue pour prévenir la rage », a-t-elle souligné.
(AIP)
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