Abidjan, 09 mars 2026 (AIP) – La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Côte d’Ivoire, Blerta Cela, et l’ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, Dominique Favre, ont appelé à renforcer la participation des femmes aux instances de décision et à promouvoir leur leadership afin de soutenir une croissance inclusive en Côte d’Ivoire.
Dans une tribune intitulée « Comment la Côte d’Ivoire peut inspirer davantage de femmes à diriger », les trois personnalités estiment que l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement constitue une opportunité stratégique pour faire progresser la représentation féminine dans la gouvernance publique.

Selon elles, malgré des avancées notables, les femmes restent encore sous-représentées dans la sphère politique ivoirienne. À l’issue des élections législatives de 2025, elles occupent environ 13 % des sièges à l’Assemblée nationale, soit 34 députées sur 253, loin de l’objectif de 30 % de parité fixé par la loi adoptée en 2019.
Les signataires soulignent que la participation accrue des femmes aux processus décisionnels ne relève pas d’un simple symbole, mais constitue un facteur d’amélioration de la performance des institutions publiques, de la cohésion sociale et du développement économique.
Pour favoriser cette dynamique, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le PNUD et l’ambassade de Suisse ont mis en place plusieurs initiatives, dont l’Incubateur de leadership féminin Chrysalide, destiné à accompagner les femmes dans leur parcours vers des responsabilités politiques et institutionnelles.
Ce programme propose notamment du mentorat, des formations au leadership, un accompagnement aux campagnes électorales et la création de réseaux de soutien entre femmes engagées dans la vie publique.

Les auteurs de la tribune soulignent également que les obstacles économiques demeurent l’un des principaux freins à l’accès des femmes à la vie politique, celles-ci disposant souvent de ressources financières et de réseaux d’influence plus limités que leurs homologues masculins.
Pour y remédier, le ministère de la Femme a lancé fin 2025 le Programme de développement des initiatives et des capacités économiques des femmes, destiné à renforcer leur autonomisation économique et à soutenir leurs ambitions politiques et professionnelles.
Les signataires appellent par ailleurs les partis politiques, les institutions publiques et privées ainsi que les médias à jouer un rôle actif dans la promotion du leadership féminin, notamment à travers le soutien aux candidatures féminines, la mise en place de mécanismes de financement adaptés et une meilleure visibilité des femmes leaders.
Selon eux, en renforçant l’accès des femmes aux postes de responsabilité, la Côte d’Ivoire pourrait consolider sa position de modèle régional en matière de croissance inclusive et de stabilité en Afrique de l’Ouest.
(AIP)
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