Abidjan, 8 mars 2026 (AIP)- Washington a fermement nié toute implication dans l’attaque meurtrière contre une école primaire de filles dans le sud de l’Iran, une frappe qui aurait fait au moins 175 morts et qui alimente les tensions croissantes entre Téhéran et les États-Unis, a rapporté dimanche 8 mars 2026, la télévision russe, Russia today ( RT).
Le président américain Donald Trump a rejeté toute responsabilité dans le bombardement survenu le 28 février, affirmant que les informations dont dispose son administration ne montrent aucune implication américaine. Il a plutôt suggéré que l’explosion pourrait être liée à des munitions iraniennes « très imprécises », laissant entendre que l’Iran lui-même pourrait être à l’origine de l’incident.
Cette attaque intervient dans un contexte d’escalade militaire dans la région. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes contre des installations militaires américaines, visant notamment le camp Arifjan et la base aérienne Ali Al Salem au Koweït. À Koweït City, un immeuble gouvernemental de grande hauteur aurait également été touché par un drone, selon des informations rapportées par Bloomberg.
Les autorités iraniennes affirment par ailleurs que des frappes attribuées aux États-Unis et à Israël ont fait au moins 1 332 victimes civiles dimanche en Iran, selon les chiffres officiels de la République islamique.
Dans le même temps, le Croissant-Rouge iranien a mis en garde contre un risque environnemental après des frappes visant des installations de stockage de pétrole. L’organisation craint que les explosions ne libèrent des hydrocarbures toxiques, du soufre et des oxydes d’azote dans l’atmosphère, ce qui pourrait provoquer des pluies acides potentiellement dangereuses pour la population.
Alors que les accusations se multiplient de part et d’autre, la situation demeure particulièrement tendue au Moyen-Orient.
( AIP)
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