Bouna, 14 mars 2026 (AIP) – La fédération des femmes du Bounkani, présidée par Hépété Hoho Dah, intensifie ses actions de sensibilisation pour mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF) dans la région, une initiative qui a déjà conduit plusieurs exciseuses à renoncer à cette pratique traditionnelle.
S’exprimant dans un entretien accordé à l’AIP, vendredi 13 mars 2026, la vice-présidente de la fédération, Kambiré Wila, a souligné que ces campagnes menées depuis plusieurs mois ont permis à 20 femmes de Doropo ainsi qu’à 10 autres issues des villages environnants de Bouna de « déposer les couteaux », marquant leur décision d’abandonner définitivement l’excision.
Elle a expliqué que cette démarche repose sur des séances de dialogue communautaire et de sensibilisation visant à faire comprendre les graves conséquences sanitaires et psychologiques des mutilations génitales féminines.
Mme Kambiré a également indiqué que lors de la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, organisée le 6 janvier à Bouna, ces anciennes exciseuses ont été présentées au public comme ambassadrices de la lutte contre les MGF.
Pour faciliter leur reconversion, ces femmes ont bénéficié d’un appui financier destiné à la mise en place d’activités génératrices de revenus, une mesure qui vise à leur offrir des alternatives économiques durables après l’abandon de cette pratique.

« Nous poursuivons la sensibilisation et le suivi sur le terrain à travers nos points focaux déployés dans toute la région », a assuré la vice-présidente Kambiré Wila, qui a souligné que la fédération des femmes, avec à sa tête sa présidente Hépété Hoho Dah, entend maintenir ce cap au sein des communautés afin d’éradiquer définitivement les mutilations génitales féminines dans la région du Bounkani.
(AIP)
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