Abidjan, 22 mars 2026 (AIP) – La Commission européenne a appelé, dimanche 22 mars 2026, les États membres de l’Union européenne (UE) à réduire le niveau de remplissage de leurs stocks de gaz en prévision de l’hiver prochain, afin de contenir la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.
Selon des informations relayées par plusieurs médias internationaux, les prix du gaz en Europe ont augmenté de plus de 50% depuis le début du conflit, le 28 février, suscitant de vives inquiétudes quant à ses répercussions économiques.
Pour éviter d’alimenter davantage la tension sur les marchés, la Commission recommande aux États membres de limiter le remplissage de leurs réserves à 80% de leur capacité, contre 90% habituellement. Cette mesure vise à réduire la pression sur la demande et à freiner la spéculation qui contribue à la hausse des coûts de l’énergie.
L’inquiétude s’est accentuée après des frappes iraniennes ayant ciblé des infrastructures gazières, notamment au Qatar, premier site mondial de production de gaz naturel liquéfié (GNL) à Ras Laffan. Ces attaques font craindre des perturbations durables de l’approvisionnement énergétique mondial, au-delà des difficultés liées au transit maritime dans le détroit d’Ormuz.
Face à cette situation, l’Union européenne explore des alternatives pour sécuriser ses approvisionnements en gaz. Les pays membres se tournent notamment vers l’Algérie et la Libye, qui disposent d’importantes ressources énergétiques, ainsi que vers l’Azerbaïdjan et les États-Unis.
Deux gazoducs relient déjà l’Algérie à l’Europe, l’un vers l’Italie et l’autre vers l’Espagne, tandis que le recours au transport de gaz naturel liquéfié par voie maritime pourrait être renforcé dans les prochaines années.
Cette stratégie s’inscrit dans une politique de diversification des sources d’approvisionnement engagée depuis plusieurs années par l’Union européenne, notamment pour réduire sa dépendance au gaz russe dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Malgré les tensions actuelles, le Qatar ne représente qu’environ 10 % des importations européennes de gaz, contrairement à certains pays asiatiques plus fortement dépendants de cette source.
(AIP)
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