Divo, 21 mars 2026 (AIP) – Le samedi 09 novembre 2024 a été inauguré, à 5 km de la ville de Divo, le quartier résidentiel de 50 logements avec des infrastructures sociales, école, dispensaires, maternité, mosquée. Dénommé ‘’Cité Alassane Ouattara’’, ce quartier résidentiel de 50 habitations, destinées à cinquante familles choisies parmi les plus vulnérables de la commune de Divo, a été construit avec le financement d’une association caritative koweitienne, grâce à une initiative de l’ex-député de Divo commune, Famoussa Coulibaly.
Un reportage de Jean-Marie Koffi, chef du bureau régional de Divo
C’est dans ce quartier que l’équipe de l’AIP est allée suivre la célébration de l’Aïd el fitr, marquant la fin du mois du jeûne musulman ou fête du Ramadan, vendredi 20 mars 2026. Au-delà de la célébration du jour, les trente jours qui viennent de s’écouler ont été une occasion de renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés ethniques et religieuses vivant dans la ‘’Cité Alassane Ouattara’’.
Participation des populations à la grande prière de l’Aïd el-fitr
Le grand espace vert à côté de la mosquée de la cité a servi de cadre pour la grande prière du matin. Tôt, les fidèles, dans de beaux boubous et belles robes et foulards de circonstance, bien portants physiques autant que handicapés physiques, ont tous commencé à y prendre place. Ils sont arrivés, en provenance de la cité même, du voisinage, et de la ville de Divo.

L’imam principal de la mosquée de la cité, Dr Mahmoud Bakayoko, a conduit la prière du jour, en mettant l’accent sur le vivre-ensemble en Côte d’Ivoire, à Divo et dans la belle cité Alassane Ouattara. Des prières et bénédictions ont été faites pour les fidèles, les autorités de la nation et les bienfaiteurs qui ont offert cette cité. L’Imam Bakayoko a également appelé les fidèles à la poursuite de l’effort de piété, de pardon et à l’esprit de partage. « Chacun doit pardonner à son prochain comme nous le recommande l’islam, et nous sommes dans un moment de générosité, donc chacun doit faire l’effort d’aider son prochain », a soutenu l’imam Bakayoko.
La cité Alassane Ouattara, est habitée par des familles d’origines ethniques et d’obédiences religieuses diverses. Mais, ces familles vivent en bonne intelligence et se soutiennent. Cela s’est illustré à cette grande prière du Ramadan, où le chef de la cité, Kouakou Yao Fidèle, et la présidente des femmes, Mme Kanabari, tous deux catholiques de confession religieuse, et d’autres habitants sont allés soutenir leurs cohabitants musulmans dans la prière.
« Nous vivons en parfaite harmonie ici à la cité Alassane Ouattara. Ici nous sommes mélangés, je suis chrétienne catholique, mais je suis venue pour soutenir mes parents musulmans puisque nous vivons en cohésion, nous formons une famille ici », a affirmé Mme Kanabari.
Une cité de la solidarité et de la cohésion sociale
La cité Alassane Ouattara est le fruit d’une initiative de l’ex-député de Divo commune, Famoussa Coulibaly, réalisée par l’ONG, Organisation ivoirienne pour le bien-être et le développement social (OIBDS) avec un financement de l’association caritative Koweitienne, Namaa Charity. Elle a été motivée par l’esprit de solidarité envers les familles démunies de la commune de Divo. Les familles choisies pour y habiter gratuitement, selon les consignes de l’initiateur du projet, l’ont été par leur communauté d’appartenance, qu’elle soit ethnique ou religieuse, mais le choix devait se justifier par la situation de précarité de la famille concernée.

Cet esprit de solidarité qui a prévalu à la création de cette cité est ce même esprit qui habite ses habitants. Dans l’organisation de cette cité, il y a un comité de gestion, présidé par N’Goran Konan Fernand, un chef de la cité, Kouakou Yao Fidèle, proposé par l’association des chefs de communauté de Divo, une présidente des femmes de la cité, Mme Kanabari Thérèse, et un président des jeunes, Ouattara Yanoussou. Toute cette organisation fonctionne sur la base de la solidarité. La pratique concomitante, cette année, du jeûne musulman et du carême chrétien, a été l’occasion de manifester à nouveau cette solidarité au sein de la cité.
Il y a eu, au début de ces moments de pénitence des fidèles, des dons en kits alimentaires, faits aux habitants de la cité par de bonnes volontés et l’initiateur du projet, Dr Famoussa Coulibaly. En plus de cela, une rupture collective du jeûne était organisée tous les soirs avec toutes les familles réunies, musulmanes, chrétiennes, de religion africaine ou autres.
« Il n’y a pas de différence entre nous. Nous sommes tous ensemble enfants comme adultes, femmes comme garçons, nous vivons en harmonie comme nous l’a demandé le fondateur de cette cité que nous appelons ‘’terre promise’’. Tous le mois écoulé, nous avons partagé ensemble le repas de rupture du jeûne, tous les soirs », a soutenu le chef de la cité, Kouakou Fidèle. Ce témoignage est partagé par l’imam Dr Mahmoud Bakayoko et le président des jeunes, Ouattara Younoussou.

Le président du comité de gestion de la cité, N’Goran Konan Fernand, a exprimé sa joie de voir cette atmosphère dans la cité et a rappelé que ses habitants méritent cet élan de solidarité. « Nous, au niveau du comité de gestion, les suivons pour les aider à s’adapter à leur nouvelle vie, parce qu’ils sont en grande majorité des personnes vulnérables, qui avaient pour la plupart des soucis de loyer et même de repas, pour d’autres », a relevé M. N’Goran, soulignant qu’aujourd’hui, grâce à cette cité « il y a une nette amélioration dans la vie de ces personnes ».
La cité Alassane Ouattara continue d’améliorer les conditions de vie de ses habitants. Ceux-ci avaient intégré des maisons meublées. Mais, ils n’avaient pas individuellement l’eau chez eux. Pour y remédier, des travaux d’alimentation de chaque maison en eau courante sont en cours, de même que des travaux d’embellissement et la réalisation en cours d’autres commodités.
(AIP)
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