Abidjan, 22 mars 2026 (AIP) – Le second tour des élections municipales en France, tenu dimanche 22 mars 2026, a été marqué par une résistance des partis traditionnels dans plusieurs grandes villes, malgré une progression du Rassemblement national (RN) dans certaines zones, selon des résultats rapportés par des médias internationaux.
Dans les principales métropoles, les formations de gauche et de centre-droit ont réussi à contenir la percée de l’extrême droite. À Marseille, le maire sortant socialiste Benoît Payan a été réélu avec plus de 56% des voix, tandis qu’à Toulon, la droite a conservé la mairie avec la victoire de Josée Massi.
À Paris, le candidat de centre-gauche Emmanuel Grégoire s’est imposé face à la candidate de droite Rachida Dati, à l’issue d’un scrutin très disputé marqué par des alliances stratégiques entre formations politiques.
En revanche, le RN enregistre des avancées dans certaines villes, notamment à Nice, où une alliance avec la droite a permis à Éric Ciotti de s’imposer, confirmant une recomposition du paysage politique local.
L’ancien Premier ministre et candidat du MoDem, François Bayrou, ne conserve pas les clés de l’hôtel de ville de Pau, selon les résultats définitifs. Il a terminé 2e avec 41,14% des suffrages. Jérôme Marbot, à la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI), devient maire avec 42,45% des voix. Seulement 344 voix séparent donc ces deux candidats. Margaux Taillefer, candidate du RN et ancienne zemmouriste, a par ailleurs récolté 16,41% des suffrages.
Le candidat socialiste avait, plus tôt dans la soirée, revendiqué lui-même sa victoire. « Nous avons battu François Bayrou », avait-il clamé alors que tous les bureaux de vote n’avaient pas été dépouillés. « Nous avons notre propre système de comptage », a expliqué Jérôme Marbot sur ICI Béarn Bigorre.
Globalement, environ 1 500 communes, dont la majorité des grandes villes, étaient concernées par ce second tour après un premier scrutin organisé le 15 mars, qui avait déjà permis d’élire des conseils municipaux dans près de 96% des communes françaises.
Ce scrutin, considéré comme un test politique à un an de l’élection présidentielle de 2027, a également mis en évidence des recompositions d’alliances, avec des rapprochements entre partis de gauche dans certaines villes et des stratégies d’union pour faire barrage à l’extrême droite.
Par ailleurs, plusieurs observateurs soulignent que ces élections locales, bien que centrées sur des enjeux municipaux, reflètent les rapports de force politiques nationaux et pourraient influencer les dynamiques à venir sur la scène politique française.
Les résultats définitifs doivent encore être consolidés commune par commune par le ministère français de l’Intérieur.
(AIP)
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