Abidjan, 24 mars 2026 (AIP) – La Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD), un regroupement d’organisations de la société civile piloté par l’Institut africain pour le développement économique et social (INADES-Formation Côte d’Ivoire) et Inkota Netzwerk, a dressé lundi 23 mars 2026 un bilan largement positif du projet intitulé « Renforcement des capacités de la société civile pour la durabilité et la bonne gouvernance de la filière cacao ».
Mis en œuvre sur trois ans, de mai 2023 à avril 2026, dans les onze délégations régionales du Conseil café-cacao (CCC), ce projet visait à consolider un réseau solide de la société civile pour un cacao durable en Côte d’Ivoire.
Faisant le bilan de la mise en œuvre, la directrice de l’INADES-Formation Côte d’Ivoire et coordonnatrice de la PICD, Pauline Zéi, a souligné que de nombreuses activités concrètes ont été réalisées. Parmi celles-ci figure notamment le renforcement de la gouvernance de la PICD grâce à la création de coordinations régionales dans les treize délégations du CCC.
Elle a également indiqué qu’un référentiel de bonne gouvernance destiné aux Organisations de producteurs agricoles (OPA) membres de la plateforme a été élaboré. Des études approfondies ont été menées afin de disposer de données factuelles solides pour appuyer le plaidoyer en faveur de l’amélioration du prix du cacao et de l’optimisation des mécanismes de commercialisation, tant au niveau national qu’international.
Un portail d’expression, ainsi que des actions de sensibilisation sur la déforestation, la norme ARS 1000 et la traçabilité, ont été mis en place pour permettre aux producteurs de remonter leurs préoccupations et de s’adapter aux nouvelles exigences de la filière cacao en Côte d’Ivoire.
Avec 98 organisations de producteurs et 25 organisations de la société civile membres, la PICD a directement touché près de 97 500 producteurs et, grâce aux campagnes radiophoniques et autres actions de sensibilisation, estime avoir atteint près de deux millions de personnes sur l’ensemble du territoire national.
La coordonnatrice du projet, Katharina Wietter d’Inkota, a alerté sur les défis croissants liés à la durabilité de la filière cacao, notamment les risques de déforestation et la nécessité de renforcer la coopération entre les acteurs de la société civile.
Elle a souligné que la durabilité de la filière cacao est une responsabilité collective nécessitant un dialogue inclusif entre producteurs, décideurs et société civile, afin d’assurer une juste reconnaissance des producteurs et de construire une filière équitable, résiliente et durable en Côte d’Ivoire.
Composé de 25 organisations non gouvernementales (ONG) et de 98 organisations de producteurs, représentant environ 97 500 producteurs de cacao, dont 14 % de femmes, le PICD a bénéficié d’un cofinancement de l’Union européenne.
(AIP)
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