Gagnoa, 25 mars 2026 (AIP) – L’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) a recommandé la création d’espaces verts comme levier d’atténuation des effets du changement climatique dans l’ex-district autonome du Goh-Djiboua, lors de la cérémonie de remise du rapport final d’une étude dédiée, mardi 24 mars 2026 à Gagnoa.
S’exprimant à cette occasion, le directeur général adjoint chargé de l’administration et des finances de l’ANADER, Touré Kafoumba, a indiqué que « le changement climatique, lorsqu’il est mieux pris en compte, peut avoir des répercussions positives sur le bien-être des populations rurales, notamment à travers la création d’espaces verts ».
Selon M. Touré, l’étude visait à identifier, caractériser et à planifier des sites propices à l’aménagement d’espaces verts, en vue de contribuer à la régulation du climat local, à la préservation de la biodiversité et à l’amélioration du cadre de vie des populations.
L’étude a également permis d’analyser les effets du changement climatique sur les communautés, de proposer des sites à aménager, de définir un plan d’aménagement adapté, d’identifier les espèces végétales appropriées et d’évaluer l’impact des mesures envisagées, en intégrant une politique d’entretien durable des espaces créés.
Le directeur général adjoint a souligné la nécessité d’une approche holistique du développement, estimant que la prise en compte de l’ensemble des dimensions sociales, économiques et environnementales favorise une amélioration durable des conditions de vie et un développement équilibré des territoires.
Il s’est, par ailleurs, félicité de l’initiative des régions du Goh et du Lôh-Djiboua d’intégrer la problématique du changement climatique dans leurs priorités, au regard des impacts croissants sur les conditions de vie de leurs populations.
Intervenant au nom de la collectivité territoriale, le secrétaire du bureau du conseil, Dr Dagbo Gadji Joseph, a relevé que les effets du changement climatique sont déjà perceptibles au niveau local, citant notamment les épisodes de sécheresse, les pluies irrégulières et la baisse de rendement des cultures, notamment le cacao.
« Il ne s’agit pas d’une notion abstraite. Les populations vivent déjà ces réalités au quotidien », a insisté Dr Dagbo Gadji, appelant à une appropriation des résultats de l’étude par l’ensemble des acteurs locaux.
Les documents issus de cette étude constituent des outils d’aide à la décision pour le développement du district, des régions et des communautés, a conclu l’officiel.
L’ex-district autonome du Goh-Djiboua comprend deux régions, cinq départements, 33 sous-préfectures et environ 8 000 villages.
(AIP)
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