Abidjan, 25 mars 2026 (AFP) – L’institution initiatique du Poro constitue « la colonne vertébrale de l’identité du Sénoufo », selon le conseiller spécial de la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Fernand Sekongo.
Il s’exprimait mardi 24 mars 2026 à Abidjan, lors d’un atelier de restitution et de validation du formulaire de candidature du Poro, en vue de son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
« Le Poro, c’est la colonne vertébrale de l’identité. S’il n’y a plus d’institution initiatique, il n’y a plus de Sénoufo, car c’est ce qui l’identifie et le différencie des autres peuples », a déclaré M. Sekongo, insistant sur la nécessité de préserver ce patrimoine « vivant, ad vitam aeternam ».
Selon lui, le Poro constitue également une « institution initiatique majeure » et « l’épine dorsale de la culture Sénoufo », jouant un rôle central dans la transmission des valeurs et des savoirs.
Evoquant la jeunesse, il a souligné que cette institution est « une véritable école de formation et d’éducation », contribuant à inculquer le sens de l’effort, de l’abnégation et de la discipline.
« Aujourd’hui, nous recherchons des repères pour l’ancrage de nos jeunes dans une éducation enracinée dans nos valeurs nationales. Or, ces principes s’apprennent dans le bois sacré, où l’on comprend qu’au bout de l’effort se trouve la réussite », a-t-il ajouté.
Le projet d’inscription du Poro est initié et financé par la Fondation Atlantic Group, en partenariat avec le Bureau de l’UNESCO à Abidjan, en collaboration avec l’Office ivoirien du patrimoine culturel (OIPC), structure opérationnelle du ministère chargée de l’inscription des biens et éléments sur les listes de l’UNESCO.
(AIP)
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