Abidjan, 31 mars 2026 (AIP) – Vingt-deux journalistes et acteurs de la société civile ont pris part, les 25 et 26 mars 2026 à Abidjan, à un atelier de formation dédié aux solutions fondées sur la nature (SfN), au genre et à l’adaptation climatique, en vue d’améliorer la qualité du traitement médiatique des questions environnementales.
L’ atelier est organisé à Cocody par l’ONG ClimatGenre&Art en collaboration avec le Réseau des femmes journalistes professionnelles de Côte d’Ivoire (ReFJPCI) et avec l’appui du Consortium Entraide universitaire mondiale du Canada et le Centre d’étude et de coopération internationale (EUMC/ CECI).
Cette session s’inscrit dans l’initiative « Dialogue Vert », axée sur le renforcement du rôle des médias dans la sensibilisation aux enjeux climatiques.
Dans son allocution d’ouverture, la présidente de l’ONG ClimatGenre&Art, Victoire Aby-Say, a insisté sur l’importance d’intégrer la dimension genre dans les politiques et actions climatiques. Elle a notamment relevé la nécessité d’impliquer davantage les femmes, tout en soulignant le rôle de l’art comme levier de sensibilisation environnementale.
Durant deux jours, les participants ont été outillés sur plusieurs thématiques, notamment la compréhension des changements climatiques, les techniques de production de contenus médiatiques, ainsi que les stratégies de communication adaptées aux réalités locales.
Les experts ont également mis en avant les solutions fondées sur la nature comme alternatives durables face à la dégradation des écosystèmes, avec des exemples tels que la restauration des forêts et l’agroécologie.
Les travaux ont aussi permis d’aborder les inégalités liées au genre dans l’accès à l’information et aux technologies, en particulier en milieu rural, où la radio et le téléphone mobile demeurent les principaux canaux de communication.
À travers des exercices pratiques et des travaux de groupe, les journalistes ont proposé des angles de reportage mettant en lumière le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique, notamment dans la préservation des mangroves, le reboisement communautaire et l’agroécologie.
Au terme de l’atelier, plusieurs acquis ont été enregistrés, dont une meilleure compréhension des enjeux climatiques, un renforcement des compétences médiatiques et un engagement des participants à produire des contenus spécialisés intégrant la dimension genre.
Cependant, des défis persistent, notamment le manque de spécialisation des journalistes sur les questions climatiques, l’accès limité aux données scientifiques fiables et l’insuffisance de financements pour les reportages de terrain.
Les organisateurs ont formulé des recommandations, parmi lesquelles le renforcement de la formation continue, le développement de partenariats entre médias et institutions environnementales, ainsi que la promotion d’un journalisme de solutions.
Les participants se sont engagés à mettre en place un réseau de journalistes spécialisés en climat et genre, avec pour objectif de produire et diffuser des contenus réguliers afin de contribuer à la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
L’atelier s’est achevé sur une note de satisfaction générale, marquant une étape importante vers une communication climatique plus inclusive et impactante en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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