Cette mission de supervision visait à recueillir les réalités vécues par les Comités villageois de lutte (CVL), à évaluer les résultats obtenus et à identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet.
Selon M. Soro, les échanges avec les bénéficiaires ont révélé une bonne appropriation du projet par les populations. « Le projet a été très bien accueilli. Il a permis de réduire considérablement la présence des mouches tsé-tsé et d’améliorer la santé animale et humaine », a-t-il indiqué.
Toutefois, les bénéficiaires ont exprimé le besoin d’un renforcement du dispositif, notamment par l’augmentation du nombre de pièges dans certaines zones insuffisamment couvertes et l’extension du projet à d’autres villages.
Le dispositif utilisé, appelé piège de Vavoua, attire les mouches grâce à sa couleur bleue et les élimine après contact avec un tissu imprégné d’insecticide. Ce mécanisme simple contribue à limiter la propagation de la trypanosomose, une maladie qui affecte fortement le bétail.
Le projet RESCO est mis en œuvre par le ministère des Ressources animales et halieutiques, en collaboration avec Intercoton. Il vise à améliorer la santé des animaux et à faciliter les activités agricoles, notamment la culture du coton, grâce à l’utilisation d’animaux de trait en bonne santé.
Selon le coordonnateur du projet, Soufiana Kaba, plusieurs régions sont concernées, notamment le Tchologo, la Bagoué, le Poro, le Béré et le Hambol. Il a souligné que les résultats enregistrés sur le terrain sont encourageants, avec une réduction notable des nuisances liées aux mouches tsé-tsé.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des communautés et d’assurer un suivi rigoureux des pièges afin de garantir la durabilité des acquis, même après la fin du projet.
Les populations bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction face aux effets du projet, qui contribue efficacement à l’amélioration de la santé animale et au développement des activités agricoles locales.
(AIP)
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