Daoukro, 21 avr 2026 (AIP) – Treize sous-officiers en service au commissariat de police de Daoukro, (Centre-Est, région de l’Iffou), renforcent leurs capacités en matière de police de proximité, lors d’une formation qui se déroule, du 20 au 22 avril 2026, à la direction régionale de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté.
Selon l’adjoint au sous-directeur de la formation initiale à l’école de police d’Abidjan, le commissaire Gbogbo Patrick, cette formation est une nouvelle approche qui permet, non seulement aux policiers de briser le mur de méfiance avec les populations, mais aussi de mieux travailler avec celles-ci afin de renforcer le renseignement opérationnel et de permettre aux services d’être performants.
« La police de proximité permet de changer la manière de travailler de la police en se rapprochant davantage de la population pour être en phase avec elle, afin de lutter contre la menace grandissante du terrorisme », a-t-il indiqué.
M. Gbogbo a expliqué que la phase pratique consiste à effectuer des visites dans des domiciles pour renforcer le niveau de collaboration avec les populations.
Pour le commissaire de police de Daoukro, Coulibaly Kikoun Aimé, l’objectif de la police de proximité est de collaborer avec les populations en vue d’obtenir des renseignements, pour la prévention des conflits et le maintien de la cohésion sociale, par le biais du dialogue.
« Aussi appelée police communautaire, la police de proximité est une stratégie de sécurité mise en place pour détecter et résoudre les problèmes sociaux, en se basant sur les principes du partenariat, de la prévention et de la résolution des problèmes », a-t-il déclaré.
Ce projet de police de proximité est financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La police de proximité a été officiellement adoptée et renforcée en 2010 en Côte d’Ivoire.
A Daoukro, elle a permis de prévenir certains conflits tels que la crise interethnique de 2019, celle post-électorale de 2020, sans oublier les mécontentements des populations contre la Société de distribution d’eau en Côte d’Ivoire (SODECI) pour pénurie d’eau et ceux contre les agents de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), suite au délestage d’il y a quelques années qui a causé des désagréments aux populations.
(AIP)
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