Abidjan, 21 avr 2026 (AIP) – Le président de la Fondation Maarif de Turquie, Mahmut M. Özdil a souligné, mardi 21 avril à Abidjan, que l’investissement dans la jeunesse constitue une responsabilité majeure pour bâtir un avenir plus juste et durable, à l’ouverture de la 2e édition du festival Science Fest Africa 2026.
S’exprimant lors de la cérémonie officielle, il a estimé que la présence de jeunes venus de plusieurs pays africains autour de la science, de la technologie et de l’innovation donne « un sens profond » à cette rencontre continentale. « Investir dans la jeunesse, c’est investir dans le progrès et dans un avenir commun », a-t-il déclaré.
Pour lui, dans un contexte mondial marqué à la fois par des avancées technologiques et des crises multiformes, notamment les conflits, il est impératif de passer de l’observation à l’action. « Investir dans l’éducation, la science et la jeunesse n’est pas une posture, mais un acte concret face aux défis actuels », a-t-il insisté.
Le responsable de la Fondation Maarif a mis en avant le rôle stratégique de l’Education de qualité dans la valorisation du potentiel africain. Il a appelé à un accompagnement structuré des jeunes, fondé sur l’excellence académique, l’innovation et des valeurs humaines universelles.

Science Fest Africa 2026, qui réunit des participants de 27 pays, se veut une plateforme d’échanges et de co-création. A travers des concours scientifiques, des panels et des espaces dédiés aux startups, les jeunes développent des solutions dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle, la robotique, les technologies agricoles et l’environnement.
« Les meilleures solutions naissent souvent au plus près des réalités locales », a-t-il souligné, plaidant pour des projets ancrés dans les besoins des communautés africaines tout en restant ouverts au monde.
S’adressant directement aux jeunes, il les a exhortés à faire preuve d’audace et de créativité. « Osez expérimenter, osez questionner, osez imaginer. Toute innovation commence par une interrogation », a-t-il lancé.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale, rappelant qu’aucun pays ne peut relever seul les défis contemporains. Il a salué, à cet effet, le partenariat entre la Turquie et les pays africains, qu’il considère comme un levier essentiel pour le partage des connaissances et le développement durable.
Cette 2e édition, qui s’est tenue en présence de l’ambassadrice de la République de Turquie en Côte d’Ivoire, Deniz Erdoğan Barım, ainsi que de la représentante du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Marie Christ Allou, a été marquée par un spectacle traditionnel, une visite des stands, un concours scientifique, une remise de prix et un panel autour du thème : « Imaginer le monde de demain à travers l’éducation scientifique et technologique ».
Organisé par la Fondation Maarif de Turquie cet événement rassemble les élèves, les étudiants, les enseignants, ainsi que les experts et les passionnés de science, autour d’activités interactives et d’échanges enrichissants et a pour ambition de promouvoir l’innovation scientifique et de renforcer les liens entre les jeunes talents du continent.
L’objectif du Science Fest Africa est de susciter la curiosité et de renforcer les compétences des jeunes dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM).
(AIP)
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