Abidjan, 23 avr 2026 (AIP) – Le gouvernement du Niger a adopté, mercredi 22 avril 2026 en Conseil des ministres, une série de réformes visant à renforcer le cadre juridique et institutionnel de l’état civil et de la nationalité, rapporte l’Agence nigérienne de presse (ANP), citant un communiqué officiel.
Parmi les principales mesures, figure un projet d’ordonnance portant régime de l’état civil, destiné à corriger les insuffisances du système actuel et à améliorer la gestion des registres nationaux de l’état civil et de la population, en garantissant une identité juridique fiable et unique à chaque citoyen, intégrant notamment des données biométriques.
Le texte rappelle que le secteur a été réorganisé par la loi n° 2019-29 du 1er juillet 2019, dont la mise en œuvre a permis des avancées, notamment avec le déploiement du registre national informatisé de l’état civil, actuellement opérationnel dans 102 communes, avec une extension progressive prévue.
Toutefois, une évaluation conduite après plusieurs années d’application a révélé des insuffisances, notamment l’absence de clarifications sur la gestion des registres, la non-prise en compte de certains paramètres biométriques et du numéro d’identifiant unique, ainsi que des lacunes dans la délivrance électronique des actes et l’usage de la signature électronique.
Le communiqué souligne également des difficultés liées à l’état civil des Nigériens à l’étranger, aux déclarations de naissance lors des campagnes de vaccination, ainsi qu’au manque de précision sur certains aspects techniques et administratifs. Le projet d’ordonnance adopté vise à combler ces lacunes et à moderniser davantage le système.
Dans cette dynamique, le Conseil des ministres a également entériné la création de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des Personnes Physiques (ANEI), un établissement public administratif chargé de mettre en œuvre la politique nationale d’enregistrement biométrique et d’identification des personnes physiques sur l’ensemble du territoire, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.
Par ailleurs, le gouvernement a adopté un projet d’ordonnance modifiant le Code de la nationalité nigérienne, afin de faciliter l’accès au certificat de nationalité. Désormais, la délivrance de ce document ne sera plus exclusivement du ressort du président du tribunal de grande instance, mais également des présidents des tribunaux d’instance et des tribunaux d’arrondissements communaux.
Cette réforme vise à rapprocher le service public de la justice des citoyens et à réduire les contraintes liées à l’éloignement géographique et à l’engorgement des juridictions.
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