Abidjan, 26 avr 2026 (AIP)-Les aviculteurs ivoiriens, réunis au sein de l’Interprofession avicole ivoirienne (IPAVI), ont demandé, samedi 25 avril 2026, la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 9 % appliquée sur certains intrants destinés à l’alimentation de la volaille, au terme de la 10ᵉ édition des Journées nationales de l’aviculture (JNA), organisées autour du thème : « L’aviculture moderne ivoirienne face aux enjeux de souveraineté alimentaire ».
Selon les professionnels du secteur, les coûts des intrants représentent plus de 60 % des charges de production dans la filière avicole. Ils estiment que l’application de cette TVA contribue à accroître la pression financière sur l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, notamment les fabricants d’aliments pour animaux, les éleveurs et les unités de transformation des produits avicoles.
Les participants ont également plaidé en faveur du renforcement des partenariats public-privé, de l’appui à la production locale d’intrants agricoles tels que le maïs, le soja et le coton, de la mise en place de zones exclusives d’élevage, de l’amélioration des infrastructures et de la logistique, ainsi que de la promotion de l’innovation dans les systèmes de production.
À l’endroit des acteurs de la filière, les recommandations ont insisté sur la poursuite de la formation professionnelle afin de renforcer la compétitivité, l’accompagnement technique spécialisé dans l’installation et le suivi des exploitations avicoles, l’application rigoureuse des mesures de biosécurité, l’appropriation des textes réglementaires en vigueur, ainsi que le renforcement du suivi technico-économique des exploitations à travers une meilleure collecte des données techniques et financières.
Les participants ont également appelé à une consolidation de la cohésion autour de l’Interprofession avicole ivoirienne, en vue de rendre la filière plus compétitive et résiliente.
Clôturant les travaux au nom du ministre des Ressources animales et halieutiques, le conseiller technique, Dr Dagnogo Komissiri, a rassuré que, sous l’impulsion du président de la République, Alassane Ouattara, le gouvernement, à travers son département, accorde une priorité soutenue au développement du secteur agricole en Côte d’Ivoire,
Ce secteur constituant un levier stratégique majeur pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire en protéines animales, ainsi qu’un vecteur essentiel de création d’emplois et d’insertion socio-économique des jeunes et des femmes.
Ces trois journées d’échanges, de communication et de partage ont permis de mettre en lumière les enjeux majeurs de l’aviculture ivoirienne et de réaffirmer son rôle stratégique dans la construction de la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

Cette édition a enregistré la participation de plus de 1 800 visiteurs issus de la filière avicole, des institutions de formation et de recherche, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ainsi que des organisations de la société civile représentant les acteurs de la chaîne de valeur avicole.
En Côte d’Ivoire, la production de viande de volaille est passée de 23 000 tonnes en 2010 à 115 000 tonnes en 2024, couvrant près de 99,5 % des besoins nationaux, tandis que la production d’œufs a atteint 1,3 milliard d’unités, générant plus de 300 000 emplois et un chiffre d’affaires estimé à 450 milliards de francs CFA, traduisant ainsi le dynamisme remarquable du secteur avicole ivoirien.
(AIP)
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