Abidjan, 26 avr 2026 (AIP) – L’engagement citoyen est la clé pour l’atteinte de l’objectif « Zéro paludisme en 2030″, a fait savoir le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, samedi 25 avril 2026 à Anyama-Adjamé, lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Pour Pierre Dimba, cette synergie d’actions constitue un levier essentiel pour inverser durablement la tendance de la maladie en Côte d’Ivoire.
Placée sous le thème « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant », l’édition 2026 de la Journée mondiale marque, selon les autorités sanitaires, un tournant décisif, avec le passage d’une approche de contrôle à une stratégie d’élimination.
Malgré les avancées enregistrées, le paludisme demeure un défi majeur de santé publique.
S’appuyant sur les données de l’Organisation mondiale de la santé, le ministre a rappelé qu’en 2024, plus de 282 millions de cas et environ 610 000 décès ont été recensés dans le monde, principalement en Afrique subsaharienne, avec une vulnérabilité accrue chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
En Côte d’Ivoire, des progrès notables ont toutefois été réalisés. Le nombre de décès liés au paludisme est passé de 1 534 en 2022 à 127 en 2025. Le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées s’est également amélioré, atteignant 81 % en 2025 contre 68 % en 2021.
Ces résultats sont le fruit d’interventions combinées, notamment la chimioprévention saisonnière administrée chaque année à plus de trois millions d’enfants, le traitement préventif chez les nourrissons, l’introduction du vaccin antipaludique depuis 2025, ainsi que le renforcement de la prise en charge des cas dans les structures sanitaires.
Pour consolider ces acquis et accélérer la marche vers l’élimination, Pierre Dimba a insisté sur l’adoption de gestes simples mais essentiels, tels que l’assainissement du cadre de vie, l’élimination des eaux stagnantes, l’entretien des espaces publics et l’utilisation systématique des moyens de prévention.
Il a, en outre, exhorté les populations d’Anyama à devenir de véritables ambassadeurs de la lutte contre le paludisme, soulignant que l’engagement individuel et collectif demeure la clé pour atteindre l’objectif « zéro paludisme » à l’horizon 2030.
Intervenant à son tour, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé en Côte d’Ivoire, Lucien Manga, a salué les efforts du pays, notamment en matière de souveraineté sanitaire et de respect de ses engagements financiers auprès du Fonds mondial.
Il a également relevé les progrès réalisés dans la production de données stratégiques, indispensables pour orienter efficacement les interventions.
En Côte d’Ivoire, le paludisme représente environ un tiers des consultations dans les structures sanitaires et demeure la première cause de morbidité chez les enfants. En 2025, l’incidence de la maladie était estimée à 231 cas pour 1 000 habitants, ce qui appelle à la poursuite et à l’intensification des efforts engagés.
(AIP)
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