Abidjan, 07 mai 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire, par la voix du directeur général de l’Office national de la population (ONP), Dr Hinin Moustapha, a réaffirmé la nécessité de promouvoir une gouvernance migratoire garantissant des migrations véritablement sûres, ordonnées et régulières lors de la session informelle préparatoire du deuxième Forum international d’examen des migrations (FEMI) tenue lundi 4 mai 2026 au siège des Nations Unies à New York.
Conduite par Dr Hinin Moustapha, représentant le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, la délégation ivoirienne a pris une part active aux échanges réunissant États membres, organisations internationales et acteurs de la société civile. Cette rencontre stratégique visait à harmoniser les positions des délégations avant les travaux officiels du FEMI, tout en favorisant le partage d’expériences sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
La Côte d’Ivoire a insisté sur la nécessité de promouvoir une gouvernance migratoire fondée sur la protection des droits humains et le respect de la dignité des migrants. La délégation ivoirienne a notamment soutenu le renforcement des mécanismes garantissant des migrations « véritablement sûres, ordonnées et régulières », avec une attention particulière accordée aux travailleurs migrants, souvent confrontés à des situations de vulnérabilité et d’injustice.
Les participants ont également souligné l’importance de développer des dispositifs efficaces de réintégration des migrants de retour afin de favoriser leur insertion durable dans les économies nationales et les communautés d’origine. La coopération entre pays de départ, de transit et d’accueil a figuré parmi les priorités mises en avant, notamment pour lutter contre les pratiques de recrutement abusives et les réseaux de trafic illicite de migrants.
Les échanges ont aussi porté sur la reconnaissance des diplômes et des compétences des migrants, y compris dans le secteur informel, ainsi que sur le rôle accru des organisations syndicales dans les processus de dialogue et de décision liés aux politiques migratoires.
Un consensus s’est par ailleurs dégagé sur l’urgence de renforcer la lutte contre les trafics de migrants, les abus et les expulsions contraires aux droits fondamentaux.
Par cette participation, la Côte d’Ivoire entend capitaliser sur les bonnes pratiques internationales afin de consolider son dispositif national de gouvernance migratoire et de promouvoir une approche concertée des migrations, axée sur la sécurité, l’ordre et le respect des droits humains.
(AIP)
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