Daloa, 08 mai 2026 (AIP) – Une mission de suivi de la fluidité routière et de répression des pratiques anormales a tenu une séance de travail avec le comité départemental de facilitation des transports, jeudi 7 mai 2026, à Daloa, en vue d’évaluer l’état de la circulation et les entraves au transport dans le département.
Composée d’agents de l’Observatoire de la fluidité des transports (OFT), du Port autonome de San Pedro et de l’Unité de lutte contre le racket, la mission était conduite par le chef du service fluidité de l’OFT, Konaté Siaka.
Elle s’inscrivait dans le cadre de l’opération « Tolérance zéro » lancée par le ministère des Transports contre les barrages anarchiques, les tracasseries routières et les perceptions illicites sur les axes routiers ivoiriens, en particulier sur les corridors jugés stratégiques en raison de leur importance pour les échanges commerciaux et l’intégration sous-régionale, à l’image de l’axe reliant la capitale malienne, Bamako, au Port autonome de San Pedro en passant par Daloa.
Des dispositions spécifiques ont été prises par les autorités nationales pour la gouvernance de ces corridors identifiés comme stratégiques dans le cadre du programme de facilitation des mouvements transfrontaliers de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) relatif à la libre circulation des personnes, des biens et des marchandises, ainsi qu’à la promotion de l’intégration africaine.
En dépit des efforts engagés par l’OFT, les tronçons routiers du département de Daloa continuent de connaître diverses entraves à la libre circulation, à l’instar de plusieurs autres localités du pays, a déploré M. Konaté. Il a estimé à une douzaine le nombre de barrages non officiels existant entre San Pedro et Daloa, distants d’environ 270 km, alors que seules 33 localités sont autorisées à abriter des barrages routiers sur l’ensemble du territoire national.
Selon lui, ces barrages illégaux sont tenus par des éléments de la brigade routière de la gendarmerie, qui désertent les lieux au passage de la mission de suivi et de répression puis réapparaître après son départ.
M. Konaté a rappelé que les barrages autorisés doivent regrouper les cinq grands commandements, à savoir la gendarmerie, la police, les Douanes, les Eaux et Forêts et l’état-major des armées, afin que les contrôles soient effectués conjointement et réduisent les pertes de temps pour les usagers.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité pour les agents commis aux contrôles de se conformer aux textes réglementaires afin de garantir la crédibilité des corridors et l’attractivité des ports ivoiriens dans le cadre des échanges commerciaux avec les pays de l’hinterland.
La libre circulation et la fluidité des transports favorisent les échanges commerciaux, renforcent l’intégration territoriale et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations, a rappelé M. Konaté, soulignant que les agents indélicats s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
La mission, entamée à San Pedro, se poursuivra jusqu’au 10 mai à Korhogo.
(AIP)
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