Abidjan, 15 mai 2026 (AIP)-Le président de la Fédération africaine du film d’animation (FAFA), Simon Adaé, a annoncé, vendredi 15 mai 2026, au cours d’une conférence de presse, la tenue de la première édition du Marché africain du film d’animation (MAFA), prévue en novembre 2026 à Abidjan.
Il a indiqué que cette première édition réunira, sur le site de l’Institut coréen à Abidjan, des diffuseurs, producteurs, réalisateurs, étudiants et professionnels du secteur venus d’Afrique et du reste du monde.
Selon Simon Adaé, l’objectif de cette initiative est de contribuer à l’émergence d’une véritable industrie créative en Côte d’Ivoire et d’accompagner les professionnels africains dans le renforcement de leurs capacités de production, aussi bien en qualité qu’en quantité. Les organisateurs tablent sur la participation de près de 10 000 personnes pour cette première édition.
Le président de la FAFA a également souligné que cette rencontre favorisera les échanges entre producteurs, studios, étudiants et chaînes de télévision grâce à une plateforme dédiée aux prises de rendez-vous et aux négociations professionnelles.
Il a lancé un appel aux institutions publiques, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux entreprises privées afin de soutenir cette initiative, considérée comme un important levier de création d’emplois pour les jeunes. « L’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un véritable hub africain du cinéma d’animation », a-t-il affirmé.
Pour assurer la réussite de l’événement, M.Adaé a annoncé la mise en place prochaine d’un vaste programme de formation, avec l’appui du ministère de la Culture, en vue de renforcer les compétences des acteurs africains du secteur.
Intervenant au cours des échanges, le directeur de la production et de l’attractivité à Côte d’Ivoire Cinéma, Jean-Eude Pokou, a relevé le déficit de professionnels qualifiés dans les studios d’animation ivoiriens, malgré l’existence d’un important potentiel de développement dans ce domaine.
Selon lui, le Marché africain du film d’animation constituera une plateforme stratégique pour encourager davantage de jeunes à s’orienter vers les métiers de l’animation, alors même que plusieurs structures de formation existent déjà dans le pays.
« Il existe un véritable potentiel dans le domaine de l’animation. Ce marché sera l’occasion de montrer aux jeunes qu’il y a de réelles perspectives d’avenir dans cette industrie », a-t-il estimé, saluant les efforts entrepris pour structurer le secteur.
Évoquant les difficultés auxquelles est confrontée l’industrie du film d’animation en Côte d’Ivoire depuis 2005, les professionnels ont principalement cité le manque de financement ainsi que l’insuffisance de la formation spécialisée.
Ils ont également insisté sur l’importance culturelle et éducative des films d’animation, estimant que l’Afrique doit davantage raconter ses propres histoires à travers ses productions audiovisuelles.
« Nos enfants grandissent avec les contenus qu’ils regardent à la télévision. Il est essentiel que nos récits africains soient davantage mis en avant », ont-ils soutenu.
(AIP)
bsp/zaar

