Ouangolodougou, 16 mai 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a procédé, vendredi 15 mai 2026 à Ouangolodougou, au lancement officiel des activités préparatoires de la Tabaski 2026 (APT 2026).
Organisée par la direction des productions animales (DPA) du ministère, cette initiative marque le démarrage des opérations d’approvisionnement du pays en bétail, en vue de garantir une disponibilité suffisante sur l’ensemble du territoire national à l’approche de l’Aïd el-Kebir.
Dans son intervention, le ministre a relevé qu’ « à l’approche de cette fête religieuse majeure, une préoccupation légitime anime les ménages ivoiriens, à savoir la disponibilité du bétail et la maîtrise des prix ». Il a, à cet effet, tenu à rassurer les populations quant à l’effectivité de l’approvisionnement, malgré un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires et des mutations géopolitiques dans l’espace sahélien, ayant perturbé les circuits traditionnels.
« Je suis venu vous dire, au nom du gouvernement que votre sérénité est notre priorité absolue. (…). Nous avons réorganisé nos corridors. Désormais, le bétail afflue via de nouveaux axes, notamment le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana, avec des points de contrôle sécurisés par nos postes d’inspections de Noé, Takikro, Soko et Doropo. Cette diversification est la garantie que le marché ivoirien ne sera jamais pris au dépourvu », a indiqué Sidi Tiémoko Touré.
S’adressant aux acteurs de la filière, il a exhorté les commerçants à faire preuve de civisme, insistant sur la nécessité d’éviter toute spéculation sur les prix. Il a également appelé les forces de défense et de sécurité à accompagner efficacement les opérations d’approvisionnement, tout en rassurant sur le déploiement d’un dispositif national de suivi et de régulation des prix.
« Le message du gouvernement est un message d’assurance : la Tabaski 2026 sera une réussite. Nous sommes mobilisés, nous sommes prêts, et nous ne laisserons aucun foyer sans la capacité de célébrer ce rite sacré dans la dignité », a-t-il conclu.
Chaque année, la Côte d’Ivoire enregistre une demande nationale estimée entre 300 000 et 350 000 têtes d’ovins, dont une part importante est destinée au district autonome d’Abidjan.
(AIP)
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